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Référence depuis plus de quinze ans, le protocole cognitif des mouvements oculaires de F. SHAPIRO donne naissance aujourd’hui à des modèles novateurs, souples et intégratifs. Enrichi, après les travaux de l’école de Nantes (AREPTA), des outils des thérapies brèves essentiellement solutionnistes et d’hypnothérapie (définition du problème, définition des objectifs, travail en dissociation…), le modèle classique trouve ici un nouvel enrichissement. M.A.T.H , notre modèle Lillois (EDP-ACE) est une thérapie du présent, dans l’instant thérapeutique, évitant ainsi les abréactions. Ce développement, par la création de multiples protocoles souples, clairs et didactiques donne la pleine mesure à l’utilisation des ressources du patient. Ce modèle dynamique, non mécanique, assis sur une alliance prégnante, accroît le confort et la sécurité du travail « patient-thérapeute » et autorise des indications élargies. Tout dernièrement, pour davantage d’efficience encore, le modèle MATH s’est doté d’une dynamique intégrant la temporalité. Classiquement, après les définitions du problème et de l’objectif, la position solutionniste permet de happer l’état désiré du patient par l’utilisation de la « question du miracle ». Un premier travail de tissage des modifications attendues par le patient peut se faire dans un travail orienté futur et sur l’ensemble des paramètres (cognitif, émotionnel, , comportemental). Dans le travail présenté ici, cet état désiré (objectif) est travaillé d’emblée comme une ressource dans le présent ce qui permet gain de temps et efficience accrue. La transe d’action et la distorsion temporelle, ratifiées par l’utilisation des mouvements alternatifs, nous autorisent un vécu dans l’instant d’un état désiré (« présent amélioré futur ») sur lequel nous asseyons un second travail de tissage. L’objectif est donc travaillé dans le présent comme un état acté, un acquis, sur lequel viennent s’édifier les prescriptions de tâches. Ce double élan temporel permet l’utilisation en MATH d’un futur pour aujourd’hui. Une vidéo illustre cet outil précis.

J'ai choisi de vous présenter un cas complexe d'une patiente venue dans un premier temps traiter une angoisse généralisée , un stress d'ordre professionnel. Je vais vous parler de Hilde, 40 ans , mariée sans enfants, fonctionnaire L'utilisation de l'hypnose ericksonienne a été efficace. Mais un projet de voyage en Europe va réveiller l'angoisse . Et une phobie d'avion se déclare qui nécessite une nouvelle thérapie. Cette thérapie va connaître des turbulences dont je vous fais part. Il faut toute la mixité thérapeutique, la confiance instaurée au fil des semaines et l'humilité du thérapeute pour cheminer de concert.Cas complexe dit obligations de moyens avec une forte nécessité de résultats . La thérapie se conçoit alors comme intégrative. Au fil des séances,rebondissements. Ce n'est pas une banale phobie d'avion mais une claustrophobie qui fait appel à des scènes d'enfance, des images de cercueil , de deuils non faits,d' une dépression, d'un désir d'enfant et d'une grossesse qui n'a pu être menée à terme. Le sentiment d'être étouffée ou d'étouffer son enfant lui était insupportable. Comment peut-on passer d'une passion à un cauchemar ? Passionnée d'aviation , Hilde a fait le tour du monde depuis son enfance. Et son mari est pilote privé. L’élément déclencheur de la consultation est un incident d'avion : son mari en hélicoptère s'est amusé à effleurer le bateau d'un ami sur le lagoon. Elle a cru s'évanouir . Crise de spasmophilie « je n'ai pas arrêté de penser à la mort pendant un mois ». Elle ne peut plus voler. Or, ils ont un projet de voyages : projet de partir en Europe ( 24 H d'avion à partir de Nouméa) pour voir sa famille à l'occasion d'un mariage et d'un baptême ,joie de revoir toute la famille venue de tous les coins du monde et réunie pour les circonstances...Symptômes insomnie , douleurs cervicales,dos bloqué, angoisse de mort, sensation d'étouffement et mal-être du couple. Une relation thérapeutique aidée par une mixité de techniques thérapeutiques associant la relaxation , l’hypnose, l’ EMDR ont supprimé les insomnies et évacué les angoisses de mort . Pourtant le travail n’est pas terminé. Hilde voudrait porter un enfant et qu’il arrive à bon port .
Quand on m’a proposé d’écrire sur ce thème, je le savais ! Mais n’est-ce pas finalement très sain et lucide d’être paranoïaque dans ce monde ? On ne devient pas parano par hasard, il y a de bonnes raisons ! Comme l’affirmait Woody Allen, on peut être parano et avoir de vrais ennemis. Le domaine des thérapies n’est pas lui-même exempt de paranoïa. La mixité thérapeutique en est un exemple. On nous explique à grand renfort de mots compliqués à quel point la synergie de la transversalité c’est bien, pour mieux accuser l’un et l’autre de tous les maux afin de valoriser son propre idéal du Moi professionnel. Car ils tiennent tous pour acquis que leurs fondements théoriques, leur méthode et leur profession sont inébranlables et les seules qui vaillent. N’est-ce pas typiquement un fonctionnement paranoïaque, qui n’accepte pas la différence et veut avoir toujours raison, être la seule référence ? Bon, d’accord, je me méfie. La mixité thérapeutique, c’est dangereux. Rien de tel que travailler avec d’autres pour se disperser dans des techniques fumeuses. Et pour ce qui est de l’hypnose, n’en parlons pas ! Le tabou la rend célèbre pour la manipulation des esprits. De chaman magique à gourou charlatan, il n’y a qu’un pas. Quelle meilleure façon de nous manipuler que de nous enjoindre à la confiance et à la mixité ? Trust no one, nous disait si justement les X-Files. Mais finalement, pourquoi ne pas utiliser cette opportunité pour vous transmettre quelques leçons de paranoïa ? Quitte à être parano, autant l’être suffisamment et le faire bien. Car tout paranoïaque qui se respecte se doit d’avoir un haut degré d’exigences. Il parait que dans la paranoïa, la confiance primordiale est récusée. C’est vrai que tenter de contrôler l’autre pour l’obliger à une confiance sans limites est une bonne stratégie de guerre. Parce qu’après tout, la confiance et la liberté ne sont que des illusions créées par un déficit pathologique de paranoïa, et il est grand temps de dénoncer cette conspiration. Mais l’excès de critiques et de peurs infondées n’est qu’un autre leurre. Car s’il est dangereusement inconscient d’accorder sa confiance, une paranoïa désorganisée ne mène qu’à la schizophrénie, ce que je ne vous souhaite pas. On ne devient pas parano si facilement, c’est une démarche sérieuse ! Mon propos est donc de vous dévoiler la méthode simple pour devenir sainement parano.
Spinoza dit « Nul ne sait ce que le corps peut ». Normal, puisque la primauté accordée à l'esprit en prédétermine les possibles! Les façons de décrire un phénomène construisent la réalité. Les théories et les croyances, nécessaires au thérapeute, peuvent être aussi des vêtements culturels qui le protègent de l'exclusion, de la peur ou du ridicule selon les modes en vigueur. Ainsi tout comme l'étiquetage diagnostique, les transes sont catégorisées au gré des fluctuations de notre regard sur elles, favorisant les formes pseudo-léthargiques, délaissant les formes catharsiques, par crainte ou ignorance. Or n'oublions pas qu'en plein siècle des Lumières, c'est avec ces formes déraisonnables de transes que la révolution thérapeutique du magnétisme et du somnambulisme a eu lieu, comme une mutation des transes de possession avec une accommodation aux savoirs de l'époque. Et aujourd'hui? Toutes proportions gardées, les illustrations vidéos de cette présentation d'orientation clinique montreront comme un air de famille : cinq exemples de transes corporelles étranges se mariant fort bien avec les connaissances actuelles du système nerveux. Même les plus orthodoxes sont invités pour ce voyage vidéo de 30 min à venir se hérisser le poil théorique et se démanger l'éthique. Au menu : crises diverses et variées, dissociation franche, touché, humour, silence, surprise, maladresse... et hypnose, mouvements oculaires, somatic experiencing. Bref de la « mixité thérapeutique » en perspective au service du vécu, rien que du vécu qui cherche son Sens au cœur du « rapport » comme le nommait les magnétiseurs.in –

Pratiquant l’ostéopathie et étant musicien, j’ai commencé il y a quinze ans, d’abord pour « être bien » pendant mes séances, à accompagner mes soins de thérapie manuelle avec le piano et le chant (Thérapie Toucher & Piano®). J’ai pu observer que le toucher thérapeutique et la musique induisaient chacun des états d’hypnose et que leur utilisation simultanée avait une action synergique. Cette stimulation multisensorielle musicale et tactile entraine une induction plus rapide, une transe plus profonde et une plus grande suggestibilité. L’utilisation de trois et parfois quatre langages à la fois - verbal, musical ( piano à une ou deux voix et chant) et tactile - affaiblit les résistances. De plus, en agissant sur plusieurs plans en même temps, le thérapeute est fortement dissocié, état dans lequel il entraine son patient. La résonance des harmoniques naturelles qui font le timbre de la voix et celui du piano pourrait jouer un rôle majeur dans l’induction de ces processus de conscience. L’improvisation permet la meilleure adaptation et la plus grande efficacité thérapeutique. Le thérapeute lâche prise et crée. Il dépasse ses résistances et s’autorise à exprimer son authenticité, à exister et à vivre. La musique permet au patient de ressentir à nouveau des émotions et l’aide à voir les couleurs par synesthésie. Les compositeurs transmettent des émotions mais aussi leur état d’esprit. Ceci reste valable pour le musicien-thérapeute qui, en transmettant son état d’esprit et également par suggestion indirecte, incite le patient à se reconnecter à sa propre créativité, source de changement. Pour Charcot, l’hypnose pouvait être déclenchée par les sons ainsi que par certaines zones du corps. Le contact physique apporte une contenance et augmente la réceptivité du thérapeute à son patient. Le massage de certains points permet à la musique d’avoir un effet plus concret dans le corps et facilite la libération des mémoires corporelles ( psychotraumatismes). Comme et avec la musique, ils permettent de canaliser la remontée des mémoires et des émotions dans un espace d’harmonie. Cette approche peut inciter tout thérapeute à développer sa propre créativité. C’est en créant qu’il aide le patient à trouver sa propre solution. Certaines des observations évoquées pourraient faire l’objet d’études fondamentales ou cliniques en milieu hospitalier. Après un film de présentation je vous inviterai à vivre une séance d’hypnose musicale accompagnée au piano et au chant, suivie par une improvisation, occasion d’écouter de la musique en état modifié de conscience
Psychose et hypnose ... deux termes en contre-sens ... ou en recherche d'une nouvelle corrélation ... Est ce que le monde de l'hypnose peut s'adapter et aider le monde de la folie -- dans certaines pathologies --? Dans l'affirmative , comment trouver les voies , les articulations optimales ? Quelles sont aujourd'hui , les réponses des neuro-sciences ? Quid de la dissociation et de la spaltung ? Il sera intéressant de définir et mettre en parallèle ces états , ces shémas comportementaux . Quelles sont nos références théoriques et thérapeutiques dans ce choix de l'hypnose , face aux maladies mentales ? Milton Erickson , Teresa Robles , Maggie Phillips , (parmi d'autres) nous ont montré la voie , et nous ont livré leurs réflexions . L'hypnose peut apparaître comme un outil souple , respectueux , qui va s'adapter , se modeler aux comportements souvent imprévisibles du patient psychotique , et qui est accepté et adopté par lui , de façon naturelle . Il sera important et très intéressant de définir , souligner les approches, les suggestions , les phénomènes hypnotiques qui vont le plus entrer en résonance dans ce type de démarche thérapeutique . Quelle va t-être la posture du thérapeute la mieux adaptée ? Comment accompagner ces patients , leur offrir une présence tout à fait sécurisante , attentive , aidante et respectueuse , dans leur univers souvent chaotique , ... tout en leur offrant un espace de grande liberté et de libre choix .. A nous de juste baliser ce chemin que nous leur proposons de prendre ... Ne cherchons pas dans la nosologie les indications et les contre indications à l'utilisation de l'hypnose , ... mais seulement dans les limites techniques du psychothérapeute .

Mes réflexions actuelles m'entraînant à l'exploration des racines de la conscience, j'ai été amené à m'intéresser aux phénomènes d'émergence, et tout particulièrement à l'exploration de la conscience dans le présent. C'est ainsi que la lecture d'André Comte Sponville m'a amené à découvrir Prajnanpad, philosophe hindou, rationnel et athée. Il expose une philosophie stoïcienne du présent qui considère, entre autres, que le rôle des émotions inadéquates est de construire une superstructure imaginaire appelé le mental, faisant écran avec la réalité telle qu'elle est, et de nous amener ainsi à réagir au lieu d'agir. La source de cette création serait le refus des émotions ; leur acceptation va entraîner leur écoulement et, de ce fait, permettre à la personne de se recentrer sur le présent et de voir la réalité telle qu'elle est. Bien que Prajnanpad affirme, en suivant Freud, qu'il ne faisait pas d'hypnose, en fait toute sa pratique thérapeutique, évoquée dans de nombreux ouvrages, n'est qu'hypnose. J’ai aussi retrouvé, par le même biais, une nouvelle lecture de Spinoza. Celui-ci interroge ce qui nous détermine, notre désir de persévérer dans l’existence. Il en retire l’idée que l’homme ne peut changer par l’effet de sa volonté, mais seulement en modifiant par la connaissance les éléments de sa détermination. Par exemple, la connaissance de l’émotion nous amènera à nous en libérer : vous voyez la grande proximité des deux pensées. Ces rencontres ont fait évoluer, entre autres, ma pratique de l'hypnose vers cette focalisation sur le présent de la rencontre et l’acceptation de ce qui se produit dans la scène du corps. Avec une démonstration, j'espère que, comme d'autres, vous verrez se dégager une pratique simple, minimaliste et puissante d'hypnose. Cette pratique sera utile pour de nombreux patients, mais aussi pour vous-même, en étant un excellent support d'auto-hypnose.

Dans les pas d' Erickson, l'insistance sur ce qui marche encore, voire sur l'exception qui infirme la règle que tout va mal, est l'une des bases inspirant la thérapie brève orientée vers la solution. L'atelier se proposera, à travers une démonstration, d'introduire ce point de vue, dont vous vous rendrez compte, si ce n’est déjà fait , que c’est avant tout une forme d’hypnose conversationnelle.


Dans une conférence à deux voix s’effectue, de manière dialoguée et ludique, une exploration des éclairages complémentaires que nous apportent pensées occidentale et orientale sur quelques questions : que doit comprendre le thérapeute pour aider don patient ? Que doit comprendre le patient pour changer sa vie ? En s’appuyant sur leur expérience clinique, et aussi sur leur culture respective, les deux intervenants partageront et joueront le résultat d’une réflexion menée pendant en an et demi afin de faire vivre une expérience visant à augmenter la liberté d’agir. Entre joie et vacuité, le concept oriental de non-saisie vient ébranler la volonté occidentale de tout vouloir contrôler par la compréhension. En résultera le rire, la surprise et un concert déconcertant, alors que l’Orient s’intéresse de plus en plus à l’hypnose et que l’Occident éprouve toujours, non sans peur ni réticence, son besoin d’ « autre chose ». S ‘appuyant sur des histoires cliniques et des témoignages de praticiens cheminant au quotidien avec leurs patients, les intervenants souhaiteront faire ressentir aux auditeurs le plaisir et la liberté dans lesquels ils travaillent, et l'utilité probable de ce type de questionnement dans une époque marquée par une mondialisation croissante de la réflexion sur l'humain. Cette conférence est articulée avec l’atelier sur les métaphores de la vacuité

Responsable: Pascal Chiffoleau Animateurs: Liliana Fodorean, Bruno Rioult ,Thierry Servillat, Isabelle Stimec. ATELIER NON SAISIE : Entre Bouddha et Erickson, un pont entre deux thérapeutes hors du commun Saisir est une opération corporelle, psychique qui assigne ou établit quelque chose. Quelque chose nous sollicite dans le champ perceptuel et nous réagissons en opérant une saisie. Parfois les choses nous saisissent tellement l'impression initiale est puissante. Nous sommes saisis et saisissons cette chose par une cognition , une perception, une représentation qui devient une construction. Ainsi, nos saisies successives construisent l'univers tel que nous le percevons et nous le représentons. Saisir permet aussi d'accumuler les choses, les objets , les savoir. On saisit puis on thésaurise. L'orient et plus particulièrement le bouddhisme nous enseigne que la saisie erronée ou saisie d'informations erronées constitue la base de la souffrance. Comme saisir donne corps, vie et sens à ce qui est saisi, on peut dire que ce qui est saisi existe. Inversement, ce qui n'est pas saisi n'existe pas pour nous, ce qui n'est plus saisi bientôt se transforme ou disparaît. La non saisie dispense de s'égarer en construisant des choses inutiles. Ainsi la non saisie répond à une des définitions de l'écologie: Ne rien jeter d'inutilisable, ne rien construire d'inutile, transformer l'inutile en utile avec moins d'énergie. Mais encore faut t' il une base intelligible au concept de non saisie. Je vous propose une base enseignée depuis des siècles et concernant la Vacuité. Il est proposé aux participants à cet atelier de considérer les bases suivantes: - Les choses et leurs manifestations sont dépourvues d'existence propre : elles n'existent pas par elle-mêmes et sont dépendantes de causes et conditions. - Étant dépourvues d'existence propre, elles ne possèdent pas non plus de caractères spécifiques. - Sans existence propre ni caractère spécifique, on ne voit rien qui puisse être pris en considération. C'est sur cette base que nous proposons d'animer un atelier ou il sera proposé aux participants de construire des inductions, suggestions et métaphores hypnotiques utilisant ou invitant à la non saisie.

La pratique de la thérapie employant l’hypnose ne se conçoit pas sans une grande créativité, une grande capacité d’écoute et d’attention portée au sujet – dont les ressources sont, dans l’idéal, ressuscitées pour une véritable remise en marche. L’approche développée par Jeffrey Young dans sa Thérapie des schémas fournit des modèles nouveaux de représentation de certaines difficultés qu’il décrit grâce aux concepts de schémas, de modes. Ces concepts et les propositions thérapeutiques qui en découlent sont basés sur des recherches suivies et évaluées depuis 15 ans – dans une dimension qui complète la thérapie cognitivo-comportementale classique. La schéma-thérapie identifie ainsi des Schémas précoces inadaptés, pouvant être retrouvés en lien avec des situations interactionnelles du passé, mais persistant à influencer dans l’actualité la réactivité du sujet – de manière désormais dysfonctionnelle. Aux modèles théoriques recensés, Young fait correspondre des faisceaux de propositions thérapeutiques pouvant correspondre aux dimensions constatées par le thérapeute. Cette Thérapie fait écho à de nombreux concepts employés au quotidien par les thérapeutes employant l’hypnose. Par exemple face à la crainte du rejet ou de l’abandon ou encore le vécu de méfiance /rejet pourraient être envisagés : le travail sur le sentiment de sécurité, sur la reconnaissance de son propre passé de souffrance, sur l’acceptation de la dimension de maltraitance non reconnue jusque là de ses propres parents,... par le biais de régression en âge, travail sur l’expression de la colère /de la vengeance /du pardon... Les propositions de Young sont nombreuses à se décliner dans le registre qu’il nomme l’imagerie, par exemple : revivre en imagerie un souvenir de maltraitance, avec possibilité d’exprimer les émotions vécues à l’époque mais contenues, bénéficiant de l’aide du T. pour aider à protéger et consoler l’enfant... L’apport de cet ensemble théorique sérieux et cohérent me semble particulièrement intéressant pour les hypnothérapeutes, qui pratiquent sans toujours disposer d’un outil conceptuel suffisant à structurer leur démarche dans un processus continu et consistant. Je me propose de résumer dans la présentation ce que sont les Schémas de Young, avant d’illustrer par quelques exemples cliniques tirés d’une pratique de consultation mais aussi de l’expérience de situations complexes d’hospitalisation, l’apport possible de ces modèles à l’inspiration du thérapeute – qu’il travaille seul ou, mieux encore, dans un cadre institutionnel justifiant qu’il puisse et doive partager son projet thérapeutique avec une équipe.
Les Laminak sont des personnages récurrents de la mythologie basque. Comme les autres figures mythologiques de cette région (Mari, Basajun…), ils sont profondément ancrés dans la nature. Mais la particularité des Laminak est qu’ils collaborent aves les humains, le plus souvent pour construire un pont, un habitat, ou pour toute besogne qui demande une aide spécifique. Parfois ambivalents, ils entretiennent un lien complexe avec les humains et les relations entretenues déterminent le succès ou non d’une entreprise. Les Laminak ont des traits qui rappellent la figure du thérapeute, et du psychothérapeute en particulier. Et nous proposons dans cette communication, sous la forme d’un conte, d’explorer ce qui signe l’efficacité d’un thérapeute à la lumière de cinquante ans d’études scientifiques et de méta-analyses sur le sujet. Ainsi, les participants seront invités à suivre les pérégrinations de Xabi, un Maide (Lamin mâle) à son entrée à l’école des Laminak, où l’on enseigne comment aider l’autre, l’Humain. Xabi ira de déconvenues en déconvenues, en apprenant que la technique importe peu et que ce qu’il doit apprendre est de développer certaines expériences qui lui sont propres, tout autant que la façon de susciter chez l’autre des expériences nouvelles. Alors qu’il pensait trouver un enseignement bien arrêté, Xabi découvrira que l’importance de sa vie intérieure mis en relation avec celui qui réclame une aide est la clef d’une mixité thérapeutique source de richesse. Mais comment atteindre cela ? C’est bien là tout le sens du parcours de Xabi, que ses professeurs encadreront, et que chacun est invité à découvrir…
Nous sommes des êtres vivants.Donc, nous sommes des êtres de relation.Nous entrons en relation avec l'environnement par notre apparence physique,le corps, et par notre apparence psychique, notre personnalité. A un extrême, nous allons vivre des relations de l'ordre de la caresse et du mot-doux, ce qui est plutôt agréable, et a l'autre extrême, nous allons vivre des chocs, physiques et psychiques. Parfois ces chocs vont provoquer des blessures, des plaies.La nature a prévu un processus de réparation :La Cicatrisation, au niveau du corps, et le deuil, au niveau de la personnalité. Si pour le Corps, la cicatrisation va passer par 3 phases (vasculaire, cellulaire, fibromateuse) , pour la personnalité,la cicatrisation psychique, donc le Deuil, va passer par un certain nombre d'étapes que je réduirai à 4 (Ce nombre fait régulièrement débat, tout comme le nombre de couleurs de l'Arc-en-ciel). 1- Le Déni 2- La tristesse 3- La colère 4- l'acceptation Ces phases ne se suivent pas souvent, mais plutôt, s'interpénètrent; EXEMPLE DE TRAVAIL: Une patiente qui vit avec 2 deuils bloqués J'explique à la patiente que dans la perte d'un être cher, la rupture du "Jamais Plus" va nous amener à l'utilisation du souvenir de cette personne, présence mentale qui semble combler un petit peu, le vide insécurisant.Mais du souvenir à l'imagination, il n'y a qu'un pas, et l'on va alors faire vivre un fantôme dans notre esprit.Certes cette image mentale, ce fantôme, va nous"tenir chaud" au début, mais rapidement il va surtout nous hanter, la nuit mais aussi le jour, et nous laisser à notre mal-être. -La présence de ce fantôme va "Bloquer" le deuil, comme le grattage va bloquer la cicatrisation d'une plaie, qui, du coup, va continuer à suppurer. -Le deuil n'est surtout pas le temps de l'oubli, mais plutôt le temps de l'INTEGRATION DU SOUVENIR. -En ce sens,nous n'avons pas à Faire le deuil, mais plutôt à Laisser le deuil se faire. Quand le patient a compris globalement le processus du deuil, et la nature du blocage, alors, il ne reste plus qu'a accompagner le patient en situation de déblocage, d'ouverture, de dénouement. -Les fantômes ne supportent pas la lumière. Le mot lumière ayant donné le mot lucidité, Le patient va dire symboliquement Adieu au fantôme. Pour adoucir le travail, nous allons rappeler au patient que, étymologiquement, un ADIEU est un AU REVOIR. ... et vous le laisser s'en retourner... ... au pays de la paix intemporelle ... Francis Gajan Rouen 13/7/10 NB:Je souhaite passer un DVD de 7mn lors de la présentation.Merci
Depuis 4 ans, j’écris des contes pour des personnes que j’accompagne en thérapie et les raconte sous hypnose. Je les raconte également simplement pour le plaisir en dehors de toute thérapie et je suis souvent étonnée de la capacité des personnes à entrer dans le conte comme on rentre dans un lieu curieux et agréable, un endroit où l’on peut s’autoriser à s’apaiser simplement, en éveillant tous les sens afin de ne rien perdre de ce qui pourrait nous être bénéfique. J’ai pu également constater la force de ce que peut faire l’inconscient lorsqu’il peut en toute sécurité « oser » quelque chose de « différent ». J’ai accompagné une jeune femme souffrant d’une hernie cervicale pour qui j’ai écrit « Justin et l’engin magique ». Sa hernie a totalement régressé. Une autre est venue pour une paralysie faciale qui est en voie d'amélioration, lui apportant plus de confort et une meilleure image d’elle-même. Un petit garçon de 10 ans souffrant d’encoprésie depuis son plus jeune âge a géré complètement cette difficulté là. Lors du forum de Biarritz, j’ai simplement envie de « raconter » un conte, et de répondre aux questions éventuelles. J'ai choisi "MELKIOU ET LA PIERRE DE CRISTAL" Mon premier livre de contes, préfacé par Michel KEROUAC, est sorti aux éditions Praelego en fin d'année dernière.

Parfois le patient vient avec un cortège de difficultés sans oser dire problème, sans oser dire projet. Dans sa confusion des genres, il nous demande de l'aider parfois à cesser de faire ce qu'il ne souhaite plus faire, de réussir à faire ce qu'il ne fait pas, ou encore d'apprendre à se gérer dans un monde où les facteurs de stress sont au quotidien, proches et moins proches. Faire, défaire, refaire? Se débarrasser de l'embarrassant, fuir l'existant pour trouver la paix ailleurs. Y-a-il à fuir, à combattre, à s'engourdir, à se laisser porter? Il demande de l'hypnose, il demande à voyager à l'intérieur de lui-même pour un déclic, un détournement, un contournement, peut-être simplement un recadrage. INTRODUIRE OU RE-INTRODUIRE, INJECTER OU RE-INJECTER chez lui des images, de ses images, des points de vue, de ses points de vue, des expériences, de ses expériences, des questions, de ses questions qui conforteront sa conviction que le changement est nécessaire et qu'il a en lui la capacité à le réussir. LA PART EST BELLE, POUR LE THÉRAPEUTE, À L'OBSERVATION ET À L'ÉCOUTE des histoires passées, présentes et à venir, que raconte le patient. Mais aussi à LEUR CRÉATIVITÉ INTERACTIVE DE REBONDISSEMENT ! Sans technique apparente et cependant dans cette direction d'apprendre à être là dans le fauteuil du cabinet du thérapeute et en même temps dans d'autres lieux où il a su se dépasser, se faire héros de lui-même, dans d'autres espaces où il se souvient de ses réussites futures, dans ces temps où il est possible de trouver la paix en soi malgré les intempéries externes et internes. ALLERS ET RETOURS POUR FACILITER LA MISE EN MOUVEMENT et accompagner le patient à vivre son voyage, ses transhumances, son chemin de vie autrement. Ces propos s'appuieront sur la présentation de cas cliniques.

Cet atelier a pour objectif d’amener le thérapeute à initier, dans l’immédiateté du temps présent, un dialogue hypnotique spécifique fonction à la fois du contexte de vie, de la demande et du langage utilisé par le sujet pour exprimer celle-ci dans une perspective d’influence réciproque : 1 Comment le sujet «mets en scène sa problématique»,là, maintenant ? 2 Comment par le questionnement orienté, l’observation, le thérapeute va coconstruire avec le sujet une mise en forme de la demande qui permette d’activer chez le thérapeute l’effet mimétique(influence réciproque), chez le sujet l'externalisation et ensemble la triangulation 3 Enfin comment tisser cette mise en forme dans une perspective relationnelle de changement, à l’aide de techniques hypnotiques simples y compris l’utilisation des mouvements alternatifs Cet atelier sera essentiellement pratique et expérientiel

Ernest Rossi ou le guerrier bienveillant Los Osos fût une semaine intensive de travail centré sur deux uniques posters comme support pédagogique « Truth and beauty » comme un objectif impératif mais avec Ernest Rossi ce sont aussi la position et l’implication du thérapeute qui changent… Initialement psychanalyste Jungien, Ernest Rossi, a su intégrer dans sa pratique de l'hypnose Éricksonienne le concept cher à Carl Gustav jung de synchronicité. Cet aspect nous a été présenté par le biais d'un exercice. Et nous avons pu expérimenter par groupe de deux ce que le contact d'âme à âme signifiait pour Ernest. La rencontre au travers de la thérapie est d'abord une rencontre d'âme. Une rencontre qui en soi est déjà lumineuse pour peu que l'on y prête attention. Le choc de cette proximité d'âme est thérapeutique en soi. Voilà ce que chacun de nous a pu expérimenter et intégrer. En effet la rencontre du patient et du thérapeute pour Ernie n'est pas dû au hasard. Elle s'inscrit dans sa pratique comme une quête commune de ce qui pourra faire sens pour chacun. Ce sens lumineux qui n'apparaîtra qu'au décours d'une crise qui doit être recherchée à tout prix. Ernest Rossi est un guerrier et il ne lâche rien jusqu'à l'illumination. Ensuite bienveillant, simple et dépouillé à l'extrême, il accompagne d'âme à âme son patient jusque dans la beauté et la vérité de ce sens nouveau. exercice: les mains de Rossi au service de la synchronicité. A développer par groupe de deux entre les participants.
Tout psychothérapeute se soucie de sa capacité à comprendre les plaintes de son patient et à le soulager de ses souffrances. C'est pourquoi, tout au long de notre carrière, nous nous engageons dans une formation continue afin d’apprendre les techniques les plus efficaces. Mais en remplissant ainsi notre boite à outils, n’y a-t-il pas danger ? Danger de se rassurer à trop bon compte ? En effet, l’outil ne fait pas l’artisan. Face à la complexité de l’humain la plus grande humilité est de rigueur. Hippocrate déjà nous exhortait à « d’abord ne pas nuire ». Mais comment s’assurer au moins de cela ? A l’évidence il parait nécessaire d’avoir compris la situation de notre patient dans toutes ses implications tant personnelles que relationnelles. Plus encore, dans une perspective respectueuse de son « écologie », il s’agit de la comprendre sans préjugés. Or notre écoute n’est pas « neutre ». Nos croyances sur la psychologie, sur les relations humaines, notre conception de la genèse des problèmes humains et de leurs solutions, notre désir de guérir, notre angoisse à l'idée de ne pas y parvenir sont autant de filtres qui nous font entendre parfois bien autre chose que ce que l’on a écouté. L’autohypnose et le développement d’une attention et réflexion spécifiques sur nos propres croyances sont alors des « outils » qui nous aident à être pleinement et sereinement disponibles pour nos patients. Quelques vignettes cliniques illustreront comment, lorsque nous entendons la voix (voie) de nos patients nous pouvons y découvrir ce qui convient pour soulager leur souffrance, qu’il s’agisse de prescrire des médicaments, faire une séance d’hypnose, proposer des recadrages, une tâche ou tout autre outil que l'on maitrise bien.

Cet exposé a pour but de faire ressortir le substrat épistémologique commun à l’hypnose et aux thérapies brèves, et de montrer que loin d’être une simple technique, l’approche ericksonnienne s’enracine dans une anthropologie collaborative de nature dialogique où la subjectivité émerge à partir de la vie relationnelle. L’approche ericksonnienne révolutionne le monde de la thérapie moderne post cartésienne basée sur un moi encapsulé. Cette conception du moi encapsulé amène à penser le corps comme représentation, elle ne permet pas de rendre compte du lien intime entre le langage et la vie, ni de comprendre comment la parole peut redonner vie en devenant corps. A l’inverse, la tradition ericksonnienne met le corps relationnel au centre du dispositif thérapeutique et comprend le langage comme un processus directement en relation avec la mimesis et le mouvement corporel. Nous montrerons comment les théoriciens de l’hypnose tels que François Roustang en commentant les travaux de Michel Henry, en particulier le livre de ce dernier sur la généalogie de la psychanalyse, et Thierry Melchior en reprenant la notion de co-référence exposée par Francis Jacques dans « Différence et subjectivité », mettent en évidence la logique interne qui soutient le processus thérapeutique. Puis, nous montrerons comment à partir du travail de déconstruction des significations initié par Wittgenstein et Derrida, Steve De Shazer permet de comprendre la dimension métaphorique du langage et la logique coopérative et contextuelle de l’hypnose et des thérapies brèves. Nous finirons notre exposé sur l’importance de construire de nouveaux jeux de langage pour faire émerger de nouvelles significations qui puissent permettre d’enraciner le langage dans le corps selon les pistes développées par Bruner, Vytgotski et Michael White.

Technique de la sève : Technique d'induction, de nettoyage intérieur, d'enracinement ou simplement, façon de récupérer des forces et un peu de confort, chez les patients épuisés, tendus et douloureux. Cette technique peut être utilisée dans le cadre d'une induction (induction par le corps ) ou comme séance à part entière. L'approche est intéressante dans plusieurs cas. Dans le cadre d'un travail axé sur le corps physique : - plus particulièrement quand on veut travailler sur l'immunité, pour booster les défenses immunitaires, - en cancérologie quand on travaille sur une tumeur ou sur l'évacuation des déchets lors de traitements chimio (déchets organiques ou médicamenteux) - pour les cicatrisation (nettoyage local des déchets de fibrines, force vitale, régénération cellulaire...) - plus généralement, sur des tensions musculaires ... etc Chez les personnes épuisés : - permet un nettoyage de toute la fatigue accumulée - permet de se recharger, de reprendre des forces ou simplement, de retrouver un peu d'énergie (particulièrement intéressant chez les personnes ayant subie une grosse intervention, en phase terminale de cancer ou en fin de vie) Pour ré associer et harmoniser toutes les parties du corps - harmoniser également le corps et la tête En psychothérapie, lorsque la personne a besoin : - d'évacuer des choses en elles, de se nettoyer et de se purifier dans le cas de traumatisme sexuel par exemple - de démêler ses pensées, de faire de l'espace en elle, pour évacuer les tensions internes et y voir plus clair Pour s'enraciner, apprendre à avoir les pieds sur terre : - pour les personnes qui ont du mal à se connecter à la réalité - qui ont tendance à être tête en l'air, - qui ont du mal à rentrer dans les contingences physique - en préparation aux examens

Chacun de nous s’est interrogé sur ce qui fait l’efficacité de nos interventions survenant la plupart du temps hors de toute intention ou préparation, dans l’espace singulier de la transe hypnotique. Ou encore nous sommes-nous demandés en quoi la rencontre thérapeute - patient en hypnose est force de changement. Le concept de résonances développé dans le champ des thérapies systémiques apporte un éclairage essentiel sur la dynamique plurielle du lien thérapeute - patient en hypnose. Par quelle voie, questionnent les thérapeutes familiaux, les analyses ou les interventions du thérapeute sont-elles opératoires alors que celui-ci participe au système thérapeutique, acteur lui-même de ce dispositif ? C'est la mise en évidence de résonances présentes dans le système thérapeute - patients qui rend compte dans ce champ, de la justesse des interventions systémiques. Parallèlement, comment, peut alors s’interroger un hypnothérapeute, l’influence réciproque qui se développe entre un patient et son thérapeute devient-elle thérapeutique dans l’espace d’une séance? Dans le contexte hypnotique, la notion de résonances prend toute son ampleur. En effet, les résonances sont ici soulignées, amplifiées, maximales du fait même de l’essence du dispositif hypnotique, de l'immersion dans un espace-temps singulier. L’hypnose installe, formalise, explicite et met en œuvre de façon concrète un contexte thérapeutique spécifique, dans lequel un certain degré de mise en présence permet que se dévoile par résonances la problématique en jeu, qu’émergent les interventions justes dans le cadre singulier de la séance, ou se découvrent les possibles présents mais encore méconnus par le patient. L’hypnose peut en réalité être décrite comme cette mise en présence de deux êtres ; mise en présence qui suscite, par influence mutuelle, le développement d’une créativité n’appartenant ni à l’un ni à l’autre, mais naissant dans l’immédiateté de cette rencontre particulière. Plus encore, le concept de résonances souligne l’importance et la centralité de la posture du thérapeute dans l’efficace de la thérapie par l’hypnose. La clinique, qu’elle soit systémique ou hypnothérapeutique, nous permet, par les illustrations apportées, ce regard croisé et complémentaire qui enrichit notre réflexion et notre pratique.

Milton Erickson était passé maître dans l’art du temps. Pas du temps objectif, celui du monde extérieur, qui relève de l’agenda, du calendrier, de la montre. Il avait une maîtrise certaine d’un autre mode de temporalité : le temps subjectif, ce vécu temporel, personnel, particulier, si typique des sujets hypnotiques. Ses travaux sur la distorsion temporelle sont notoires, essentiels, qu’il s’agisse de la régression ou de la progression en âge. La régression en âge, phénomène hypnotique fort connu, était fréquemment utilisé, par exemple, pour retrouver le souvenir d’évènements refoulés bien avant Erickson, bien entendu. Néanmoins, la progression en âge, la projection du sujet dans un temps futur, restait un phénomène moins bien compris, et sûrement moins usité. La technique ericksonienne des « Boules de Cristal », popularisée par Steve de Shazer a changé la donne, ainsi que la mise au point du modèle de la Ligne du Temps. La Ligne du Temps est la représentation spatiale de la temporalité subjective. Les aires du temps – passé, présent, futur – s’organisent en une configuration plus ou moins linéaire qui offre des renseignements pratiques sur la personnalité, les valeurs, les motivations, la raison d’être du sujet. L’utilisation du dispositif de la Ligne du Temps est aussi un inducteur d’état hypnotique spontané car la relation spatio-temporelle du sujet se trouve immédiatement et profondément modifiée. Les techniques de ce modèle facilitent l’expérimentation automatique de la transe permettant de réaliser des interventions complexes en toute simplicité, dont les effets durent à travers le temps. Lors de cet atelier, des techniques de la Ligne du Temps facilitant la régression et de progression en âge seront expérimentées..

Après avoir présenté les références philosophiques et psychothérapeutiques du travail de Michael WHITE, en particulier le lien avec le travail de Jacques Derrida sur la dé-construction, et le travail de Michel Foucault sur le pouvoir moderne, nous développerons 3 axes qui nous semblent centraux dans la prise en charge des personnalités « border line » appelées aussi personnalités frontalières (cf. François Roustang), caractérisées par des troubles de la protection et des troubles de l’autonomie. Ces 3 axes qui sont au centre de cet atelier vont permettre de: - Savoir utiliser l’approche du « Re-membering » développée par Barbara Meyerhof et Michael White pour permettre au sujet de retrouver des ressources relationnelles et d’enrichir son histoire de vie. Il s’agit de l’utilisation de conversations thérapeutiques visant à construire un « club de vie », l’identité étant construite par un processus relationnel et social. Ces conversations permettent aux gens de se reconnaître dans une communauté choisie, plutôt que dans une communauté due au hasard. - Apprendre à gérer les émotions négatives comme la colère en travaillant sur le processus d’acceptation, en relation avec l’intentionnalité, puis en reliant cette intentionnalité au paysage de l’identité - Prendre en charge le contexte social pour l’intégrer au processus thérapeutique. Nous montrerons comment la prise en compte de la norme sociale dans l’histoire dominante du sujet lui permet de retrouver ses ressources et sa capacité d’initiative.
« Demain, c’est aujourd’hui ! » En hypnose, en thérapie brève, comment s’organise la temporalité dans le travail avec le patient ? Peut-on dire que le futur du patient est dans le présent : « Ça s’est passé comme cela la semaine prochaine… » Ensuite, Nous ne pouvons définir l’objectif qu’en reprenant De Shazer : « La demande de ce qu’il faut changer se forme à partir de l’idée que se fait le client de ce que serait sa vie si la plainte en question n’existait pas » , c’est à dire demander au patient de se percevoir dans le futur comme si le problème n’avait jamais existé, ou était résolu. Qu’est-ce ce qu’il ferait, qu’il ne fait pas aujourd’hui ? Travailler de cette manière, c’est aborder l’organisation temporelle du patient dans sa réalité psychique, et, c’est réfléchir sur la manière dont nous utilisons cette organisation du temps dans les approches hypnothérapeutiques que nous proposons. Cependant les mêmes questions peuvent se poser dans toutes relations soignant/soigné. Comment on utilise « la ligne du temps » c’est à dire l’organisation temporelle de la conscience humaine avec ces trois catégories : passé/présent/futur, dans le travail psychothérapeutique. Les poètes, les peintres ont utilisé cette ligne du temps, notamment pour désigner le mouvement irrésistible des choses vers la disparition, le vieillissement, la mort : l’allégorie du temps. Gustav Klimt (1905), dans Les trois âges de la vie, offre une méditation fondée sur les trois âges de la femme. Autre œuvre plus ancienne, qui illustre le travail du patient accompagné par le praticien : un tableau peint par Titien à la fin de sa vie sur ce sujet. Le peintre, à gauche, s’est représenté avec son fils Orazio, au centre, et son petit-fils adoptif Marco, à droite. Chacun domine un animal symbolique (loup, lion et chien), une inscription couronne l’ensemble : « Tirant la leçon du passé, le présent agit avec prudence pour ne pas compromettre l’action future ». Dans les faits l’homme est en perpétuel transaction non seulement avec son passé (expériences vécues qui influencent ses choix présents) mais aussi avec son futur (analyse des diverses possibilités qui se présentent à lui). Le praticien ne peut ignorer les lignes du temps chez le patient et les arrangements continuels que ce dernier réalise entre son passé-présent-futur.

Cette conférence s’appuie sur une étude de cas résolue par une thérapie brève de 8 séances. Madame « Rose « est une personne encore jeune qui vient me poser son problème de rougissement extrême qui l’obsède depuis une dizaine d’année : « J’ai tout essayé, sans résultats « : je souligne ce fait car ceux qui me consultent ont en général « tout essayé » « je suis d’une timidité maladive mes rougeurs sont ingérables : avec un tiers, je change d’attitude, j’ai la boule au ventre et m’auto punis. Plus je rougis, plus je m’enfonce ; j’ai renoncé à tout contact social autre que mon travail » En 8 séances, nous allons grâce à des séances d’hypnoses confortées par de l’autohypnose au quotidien arriver à l’objectif déterminé lors de l’anamnèse: « je suis en harmonie avec moi-même, je fais mes choix et les assume, et aujourd’hui je gère ma vie » Nous allons utiliser dans ce process des techniques de régression, un protocole dit « théâtre de vie » inédit et faisant l’objet de ladite publication, de suggestions chères à Bernheim, de séance de lâcher prise, de psycho-généalogies, d’ancrages couleurs et autres… Ces protocoles ont également été appliqués avec succès dans diverses problématiques telles que le fait de s’arracher les cheveux, se mutiler les lèvres, de claustrophobies, d’agoraphobies, de peurs paralysantes comme celle de ne plus pouvoir conduire de voiture, prendre l’avion, être seul…

Derrière l’obésité et les troubles alimentaires se nichent les « vraies » données qui sont à poser en parallèle dans la gestion et la résolution de la problématique. Deux axes sont proposés : un travail de groupe et des séances individuelles. Le travail de groupe empreint d’hypnose, d’échanges, d’analyses et de réflexions agit sur le « symptôme », à savoir le sur-poids : ces séances ont pour objectif de renouer avec notre instinct, retrouver notre seuil de satiété, se nourrir d’aliments équilibrés, en harmonie avec nos besoins, et de nous recontacter avec notre corps, grâce une approche douce de pleine conscience d’une part et d’activité physique d’autre part ; Elles permettent de comprendre son histoire et d’intégrer entre les participants la solidarité et l’émulation qui redonne une meilleure image de soi généralement absente en début de thérapie. En toile de fond, nous retrouvons des facteurs constants : le manque profond de confiance, d’estime de soi, l’angoisse, une tendance au perfectionnisme, une gestion difficile des émotions, des difficultés relationnelles, des pensées obsessionnelles d’hyper contrôle en alternance aux pertes totales de contrôle ; d’où une spirale de culpabilité, de découragements et de reprise de poids. Ces données sont traitées en séances individuelles grâce aux techniques d’hypnose classique : suggestions positives, métaphores et régressions. Ma démarche consiste à leur transférer un savoir faire issu de différentes techniques afin de permettre la réconciliation du corps du cœur et de l’esprit afin de retrouver l’harmonie du « Tout ». L’hypnothérapie tant individuelle que de groupe et l’autohypnose pratiquée au quotidien engendrent de bons résultats.

Aurélie Untas, Nicolas Cazenave, Philippe Chauveau, Catherine Dupré-Goudable, Florence Dixmérias, Fabrice Lakdja Introduction : L’insuffisance rénale chronique terminale est une maladie chronique qui touche près de 50000 personnes en France. A l’heure actuelle, la majorité des patients souffrant de cette pathologie sont traités par hémodialyse. Ce traitement, qui consiste à éliminer les déchets et la surcharge hydrique en filtrant le sang, est généralement réalisé trois fois par semaine pendant quatre heures. C’est donc un traitement long qui peut avoir diverses conséquences sur le patient. La fatigue induite par ce traitement est un symptôme fréquent dont la prévalence varie entre 60 et 97% (Jhamb et al., 2008). Dans ce contexte, l’hypnose nous semble une prise en charge intéressante à développer. D’une part, elle induit une distorsion du temps ce qui pourrait aider les patients à avoir le sentiment que les dialyses sont moins longues. D’autre part, l’hypnose a montré des effets bénéfiques sur la fatigue de patients traités par radiothérapie (Montgomery et al., 2009). Objectif : L’intérêt de l’hypnose a très rarement été étudié auprès de patients en dialyse. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’effet d’une séance d’hypnose sur la fatigue ressentie par les patients ainsi que sur leur perception de la durée des séances de dialyse. Méthode : Des patients traités par hémodialyse ont été sollicités dans deux centres de soins à Bordeaux et Toulouse. L’étude se déroule sur deux semaines, la première semaine servant de ligne de base. Une séance d’hypnose est réalisée au début de la seconde semaine pendant d’une séance de dialyse. Deux échelles visuelles analogiques permettent de mesurer la fatigue ressentie au cours de la journée (évaluée chaque jour durant les 15 jours de l’étude) et le temps subjectif de dialyse (mesuré à la fin de chaque séance de dialyse durant les 15 jours de l’étude). Au début de l’étude, en milieu d’étude et en fin d’étude, une mesure plus précise de la fatigue est réalisée avec le Multidimensional Fatigue Inventory de Smets et al. (1995). De plus, la somnolence et l’état anxio-dépressif seront contrôlés grâce à l’Epworth Sleepiness Scale de Johns (1991) et l’Hospital Anxiety and Depression Scale de Zigmond & Snaith (1983). Résultats : Les inclusions ont commencé en juin 2010. A l’heure actuelle, 11 patients ont participé à l’étude (4 hommes et 6 femmes). La moyenne d’âge est de 58 ans. L’ancienneté de la dialyse varie entre 6 mois et 7 ans. D’autres inclusions sont en actuellement en cours. Nous souhaitons obtenir un échantillon total d’au moins 30 patients.

Avec Ernest Rossi,la thérapeute débutante que je suis, a appris à décliner le mot 'oser': Oser l'inconfort, oser aborder en toute sécurité pour le Patient les problèmes liés à des sujets ou des domaines de croyance difficiles à résoudre, oser faire appel à 'encore plus de courage' de sa part quand il s'agit d'approfondir le thème de la mort d'un proche. Un mort 'envahissant' ou 'absent' ou 'mal-mort'... peut être quelquefois à l'origine de symptomes et de souffrances (crises d'angoisse, mal-être, mal de vivre...) qui mettent à jour l'ambivalence douloureuse des sentiments de la personne face au deuil: - Garder le 'Mort' (à l'intérieur de soi) - Vivre sa propre vie... Figurer cette ambivalence en utilisant les deux mains et créer en hypnose les conditions pour que la partie inconsciente de l'esprit du Patient utilise ses ressources et l'énergie engagée dans une telle séance afin de transformer une relation pathologique en un processus de guérison. L'amener à utiliser sa 'main des ressources' pour voir comment son 'esprit intérieur' transforme l'énergie négative enkystée en énergie positive... Ainsi le 'Mort' peut-être deviendra-t-il source de sécurité, de force de vie, de créativité, voire même de bien-être. Peut-être la transformation de cette énergie négative en énergie positive passera-t-elle par la création d'un 'cimetière intérieur' ou peut-être par une mise à distance d'une 'image obsédante' qui sera remplacée par quelque chose d'agréable ou utile... ou peut-être par 'la rencontre avec le Mort' dans un lieu intérieur très personnel... La technique utilisée sera adaptée aux besoins du Patient avec un respect profond pour ses croyances et ses valeurs.
Un cas de sclérose multiple (SM) sera présenté avec des vidéos. Le client était un jeune homme de 20 ans avec une intelligence bien par-dessus de la moyenne qui avait plusieurs parts de son corps paralysé à cause des attaques de SM. Le traitement de Psychothérapie et Hypnose Ericksoniennes fut le centre d’une approche multidisciplinaire qui rassemblait les interventions médicales les plus avancées à ce moment, des changements dans sa nutrition, de la naturopathie, des techniques énergétiques et physiothérapeutiques. Toutes ces disciplines lui apportèrent les ressources nécessaires pour avoir la motivation et le courage de se responsabiliser de son procès de guérison et étudier en détail la SM de façon à choisir, lui-même, parmi les différentes options de traitement qu’il trouva disponibles et arriver à un accord avec ses médecins. Grâce à l’aide de l’Hypnose et de l’auto-hypnose il fut capable de supporter les effets secondaires des méga-doses d’hydrocortisone, interféron, chimiothérapie, dépresseurs du système immunologique et des traitements de plasmaphérèse de façon à pouvoir recevoir autant de traitements dont il eût besoin sans être obligé d’arrêter parce que son corps ne le résistait pas (comme c’était le cas des autres patients) et obtenir des résultats vraiment surprenants puisque qu’il n’a aucune séquelles. Dix ans après, les rapports médicaux certifient « une évidente diminution des plaques de sclérose du cerveau comme on peut apprécier sur les images des scans » et 95% de récupération des successives séquelles paralyses qu’il eût. Les images de scans, les rapports médicaux, des images avec le témoignage du patient et une description complète de la maladie, du traitement et de sa récupération seront présentés. La stratégie psychothérapeutique, les différents buts, les métaphores emploiyées seront décrites à la fois que des pièces de vidéo de la session qu’Ernest Rossi, PhD put faire au patient lors de sa visite à l’Instituto Erickson Madrid.


Atelier coanimé avec Bernadette Audrain-Servillat La notion d’accordage est très riche puisque se mettre d’accord c’est à la fois parvenir à une relation harmonieuse dans laquelle chacun réussit à bien communiquer avec l’autre (« à bien s’entendre ») mais aussi peut se permettre d’exister, d’être lui-même, voire de le devenir davantage. Dans une première partie l’atelier présentera brièvement la notion d’accordage et montrera son importance dans le travail psychothérapique et hypnothérapique. Ensuite les animateurs passeront en revue un certain nombre de situations cliniques fréquentes lors desquelles l’accordage patient-thérapeute peut être délicat à mettre en œuvre et détailleront des outils destinés à optimiser la mise en place de celui-ci. Au fur et à mesure de la présentation, ces outils feront l’objet de démonstrations vivantes et souvent humoristiques. Dans un troisième temps les participants seront invités à essayer de mettre en pratique les outils qui leur paraitront les plus pertinents lors de différents exercices insistant souvent sur l’importance du travail corporel du thérapeute et la mise en œuvre de l’alternance entre position haute et position basse. En fonction des attentes des participants, un approfondissement final pourra porter sur le travail avec les couples, le travail en soin palliatif, le travail avec les enfants, la douleur chronique … ou un autre domaine qui émergera de la dynamique du groupe !
Ce 7ème Forum nous propose la mixité thérapeutique, un joli thème de brassage. Alors hybridons, greffons et fécondons ! Si la théorie de l’évolution nous fait descendre du singe ou d’une espèce approchée, en tout cas nos origines arboricoles sont indéniables. Et si de ce passé, nous avions gardé quelques traces, quelques aptitudes végétales. Notre anthropocentrisme nous pousse à croire à notre suprématie biologique, voire davantage ; mais sans le règne végétal pourrions-nous survivre longtemps ? Si nous disparaissions, dans quelle mesure cela affecterait-il les plantes ? Alors formulons des hypnothèses. Croisons ce qui, de prime abord, semble impossible. Existe-t-il en nous, en germe, des fonctions végétatives en jachère ? Ses caractéristiques correspondraient-elles avec ce que nous nommons l’inconscient ou ce qui est actif en hypnose ? Au delà d’une métaphore, les plantes se sont-elles pas la vivante réalité du théâtre classique avec sa célèbre règle d’unité de temps, d’action et de lieu ; autrement dit dans quel jardin vivons-nous ? Grandir, se protéger, se reproduire et s’étendre en restant au même endroit... Immobiles, silencieuses et pourtant en action. Autant de pistes à défricher ! Une histoire à semer pour des récoltes inattendues... et découvrir un état végétactif !

. Il existe une très ancienne méditation fondée sur une pratique taoïste qui utilise les vibrations sonores pour aider notre corps à se régénérer. Associée au "sourire intérieur" cette pratique va s'intéresser non seulement à nos principaux organes vitaux mais également nous faire redécouvrir l'état de résonance émotionnelle de ces organes et en retour agir sur nos émotions. Ceci revient à dire qu'il semblerait que traiter et harmoniser ainsi le corps va bien au-delà de la simple utilisation des sons. Cette méditation fait participer aussi notre esprit entièrement focalisé sur la sonorité. Les sons sont ici porteurs d'une énergie qui vient aider spécifiquement chaque organe. En se concentrant sur le son et sur la partie du corps concernée ainsi que sur l'énergie apportée ainsi à chaque organe le sujet entre peu à peu en état d'auto- hypnose.C'est comme un langage proposé au foie, au coeur, au pancréas et à d'autres parties de notre corps. Comme parfois nous parlons le langage du patient, ici et plus spécifiquement, nous parlons le langage de l'organe concerné. C'est au-delà des mots, permettre au corps de retrouver une énergie esssentielle, une énergie vitale. C'est aussi autoriser son corps à se reposer le temps d'une méditation juste pour être dans l'ici et maintenant de sa vie. Des exercices seront proposés aux participants.

Le support pédagogique utilisé par E Rossi s'est limité à quatre posters : le fameux Bindu bridge, la bande dessinée avec le processus créatif et ce poster mentionnant ses derniers travaux sur "truth art beauty". Nous devenions presque moqueurs à force de le voir sans cesse brandir ces posters un peu comme une justification de son discours. Et c'est en rentrant en France que mes expériences professionnelles en hypnose et que mes lectures se sont de plus en plus portées vers les écrits de peintre. Pourquoi lire des écrits de peintres ? Je m'intéresse tout particulièrement aux peintres abstraits , qui ont dû souvent écrire, tout d'abord par goût de l'écriture, mais aussi et surtout afin de justifier leur démarche artistique. Il explique très bien comment l'art fait vibrer l'âme, comme s'il se passait quelque chose entre l'œuvre et l'inconscient du spectateur. Ceci renvoie à la démarche des thérapies brèves qui s'adressent plus à l'inconscient qu'à l'esprit conscient du patient. Se rapprochent de cette démarche les écrits de Rothko ou de Barnett Newmann, figures majeures de l'expressionisme abstrait américain, censés accompagner leur démarche picturale. François Cheng fait le trait d'union entre la culture chinoise et la culture française : ses deux essais, l'un sur le vide et le plein, l'autre "souffle esprit", ainsi que ses "cinq méditations sur la beauté", relate le besoin, presque physiologique, de beauté dans l'équilibre psychologique humain, bien au delà de du besoin de ce qui est "joli". Cette période de "chiasme" est elle la phase 3 de cette bande dessiné d’Ernest ? L'artiste possède la capacité de passer à la phase 4 par cette concentration hypnotique qui précède la réalisation, concentration pouvant parfois être stimulée par des substances exogènes pour nombre d'entre eux quand la concentration hypnotique ne leur est pas suffisante. Le thérapeute en hypnose n'est il pas là pour stimuler les capacités créatrices du patient qui reste, comme l'a si souvent saupoudré Ernest, bloqué dans sa phase 3 ? Et pour stimuler la créativité du patient le thérapeute n'a t il pas besoin lui même de "rentrer dans la transe" du créateur ? Neurones miroirs mes beaux neurones ! Arts plastiques et plasticité cérébrale ! Pourquoi les foules se pressent elles vers les musées, les concerts ? N'est ce pas pour nourrir leur âme de tous ces "chaos" surmontés par les artistes ? Jamais on a autant parlé "d'art thérapie", de "musicothérapie". La poésie n'est elle pas, au moins en partie, un langage de l'inconscient ?

Atelier de mise en pratique de la conférence n° 240 : de la projection à l'ici et maintenant ; l'exploration des non-croyances ; la déshypnose. Comment le patient, dans le processus de sa projection mentale (la peur de revivre les éléments négatifs du passé ou bien celle de rencontrer ceux éventuels du futur) construit son irréalité et sa souffrance. Comment le déshypnotiser de cette construction ? Comment, par la technique de l'ouroboros thérapeutique et de l'exploration des non-croyances, il devient possible de l'aider à retrouver l'ici et maintenant et de diminuer cette souffrance. Quelle quantité doit il en garder pour pouvoir rester humain ?

Dans l’Approche Centrée sur la Solution, la micro-analyse de séquences de communication issues de séances de thérapie peut permettre de repérer le passage d'un jeu de langage de la solution à un jeu de langage du problème. Je me propose d’explorer ces séquences et de rendre visibles ces basculements d’un jeu à l’autre pour permettre au thérapeute de mieux savoir ce qu'il est en train de faire et de voir comment les questions qu'ils posent orientent les réponses possibles des personnes qu'il accompagne. En effet, les processus à l’œuvre dans ces moments là ne sont pas toujours visibles pour le thérapeute et peuvent ramener les personnes en thérapie, d’une zone de la solution à une zone du problème de façon inattendue. Je me propose pour aller plus loin dans l'éclaircissement de ces processus de traverser l’un des ponts qui relient l’Approche Centrée sur la Solution et la philosophie de L. Wittgenstein, en particulier avec la notion de « jeux de langage », de « règles » et de "forme de vie". Il sera possible de faire un lien avec le travail de Grégory Bateson pour aborder le jeu de langage de l'objectif et sa grammaire, aux fins de différencier tous ces jeux de langage. Le travail d'Irene Bouaziz sera évoqué comme une des autres manières possibles d'aborder ces questions du jeu de langage de l'objectif en thérapie. Enfin les romans de Lewis Carroll pourront fournir quelques métaphores aidantes.. En conclusion, je tenterai de présenter quelques propositions pratiques et techniques.

Les états de souffrance décrits ici, s'avèrent la conséquence d'un mécanisme d'assujettissement de la personne. Les symptômes et signes cliniques relevés ont été recueillis en phase de soin. Ils sont constitutifs d'un syndrome que j'ai nommé "Poséidon" et sur lequel nous pourrions, si cette démarche est validée, communiquer, sensibiliser, prévenir. Cette étude a pour objet de dénoncer un phénomène subversif issu d'une structure familiale (ou de substitution), responsable de ce que les travaux de Jacques Roques nomment en référence "un empoisonnement psychique". Ce syndrome d'emprise révèle l'expression d'une manipulation tyrannique et narcissique, exercée année après année sur le jeune enfant, compromettant son développement psychique, pouvant mener à la mort sociale. Ce syndrome dépeint un processus d'attachement morbide, caractérisé par une incapacité à fonctionner de façon autonome. Fréquemment et insidieusement exposé à ces situations perturbantes, le jeune individu, captif d'un système qui s'auto-légitime par un discours socialement acceptable, ne peut briser seuls les liens puissants de soumission. Le syndrome de Poséidon crie la captivité de l'être, sa terrible incapacité à exister par lui même et pour lui même. Les principes moteurs et les effets pervers font l'objet de cette étude. Différentes techniques de soins ont été explorées telles que l'hypnose ou la thérapie d'impact qui s'avèrent probantes et mériteraient d'être structurées collectivement.
Au fil des années d'exercice, une chose m'étonnait chez tous les patients venant à moi, quel que soit le symptôme : dépression, TOC, addiction, angoisse, troubles psychosomatiques... c'est que leur profil de personnalité était comme "clôné" : un taux de culpabilité parfois faramineux, un doute permanent et l'impossibilité de vivre au présent associés chez tous à un manque de confiance en soi. L'idée de formaliser une méthode m'est venue. Cette technique, née de l'observation, repose sur trois outils principaux, dits prises à débrancher sur un tableau de bord mental et un tee shirt virtuel à porter chaque jour. Chaque outil correspond à un trait de caractère que je demande de modifier. Le premier outil permet d'éradiquer la culpabilité car plus la culpabilité est présente, plus le symptôme est actif. Le deuxième outil permet d'éradiquer le doute : en effet tous ceux qui culpabilisent, doutent sans arrêt de tout et d'eux mêmes. Le troisième outil permet de rester dans le présent car tous ceux qui culpabilisent et qui doutent ne vivent jamais au présent : ils sont sans cesse dans un passé douloureux ou dans un futur angoissant. La deuxième séance est consacrée à apprendre à repérer puis à débrancher dix prises sur un tableau de bord virtuel qui commandent chacune une machine à se comporter sur le plan humain.

Psychothérapeute en cabinet libéral, je me forme et me perfectionne à l'hypnose et aux thérapies Ericksonniennes depuis plus de 10 ans. L'année 2000 marque également ma rencontre avec la Tradition des Lakotas, Amérindiens des plaines d'Amérique du Nord que nous appelons Sioux. C'est alors le début pour moi de l'apprentissage régulier et patient de certains de leurs rites de soins, en particulier leurs Chants Sacrés. Depuis les années 1980, les hommes-médecine Lakotas viennent en Europe "nous ramener nos pratiques ancestrales" (ce sont leurs termes), disparus à l'avènement du Christianisme. Pratiques qui visent à nous reconnecter à la Terre, retrouver nos racines : ré-associer l'Esprit et le Corps. N'est ce pas vers ce but que l'Hypnose Contemporaine tend ? Ernest ROSSI décrit "un processus thérapeutique créatif" en 4 phases (*). Les lakotas parlent eux de "cérémonie de guérison" en 4 temps.(**) Deux voix convergentes vers une même réalité ? La première scientifique et novatrice. La deuxième spirituelle et transmise fidèlement de générations en générations depuis la nuit des temps. Toux deux s'appuyant sur le phénomène de transe. Je partagerai ma pratique des Chants Lakotas en psychothérapie, à la croisée de ces deux voies, en m'appuyant sur une séance filmée à mon cabinet. (*) Rossi, Ernest Lawrence : "cinq essais de génomique psychosociale" Trance-lations 2005 (**) Powers William : "la langue sacrée, le discours surnaturel chez les sioux Lakotas" Du Rocher, Nuage rouge 2003

Hypnose et HTSMA permettent de guérir vite, pas toujours de comprendre d'où viennent nos maux ; mais qu'est ce qui est le plus important ? Je suis toujours surprise et émerveillée de constater comment les êtres, grâce à l'hypnose trouvent le chemin de leurs ressources aussi rapidement et efficacement. Alexiane, 13 ans, grande dyslexique, en retard scolaire malgré les séances d'orthophonie depuis sa petite enfance a de grosse difficultés en Français et manque cruellement de concentration. Très complexée, elle refuse de lire, surtout en public. C'est la fin du 2ème trimestre et il est question de redoublement. En quelques séances d'hypnose, Alexiane a une meilleur concentration, lit plus vite et se porte volontaire en classe. Les progrès continuent. En juin, Alexiane passe en 4ème sans réserve. Après 3 semaines de vacances, sa mère me téléphone : pour la 1ère fois, Alexiane a lu un livre de 530 pages en entier et réclame le tome II. Jen, 23 ans, est dépressive et insatisfaite. Elle a une crise d'angoisse et des difficultés relationnelles avec ses parents depuis 11 ans. Depuis 6 mois, elle a des crises de boulimie et a grossi de 5kg.
Le travail du thérapeute est il d'amener le patient à changer, voire à "guérir" ? Ou de l'amener, fusse par une provocation extrêmement bienveillante, à choisir de changer ou pas. Quel respect de lui ? Quelle liberté pour lui ? Quelle alliance possible ?Évident pour les uns, inacceptable pour les autres : une discussion qui ne laisse pas indifférent...
Lorsque la personne était en harmonie avec son monde, son émoi était fondu dans l'ensemble. Il n'avait pas de contours définis parce que ces contours-là n'existent pas. Le problème a surgi et a mis un coup de projecteur sur la personne et sur des éléments qui la composent. Elle devient un centre. Difficile de résister à cet appel. En se plaçant dans le faisceau restreint du projecteur, elle ne voit plus qu'elle-même, au cœur de ses difficultés. Le regard porté sur soi a isolé la personne de son contexte et lui a donné l'illusion de l'existence de ces contours. La solution n'est pas dans le moi ; un moi que l'hypnotiseur s'empresse de rendre confus. Le processus de l'hypnose est induit en orientant la personne vers ses sensations corporelles en relation avec l'environnement et pas par rapport à elle-même.
Le génogramme est un diagramme sur la famille d'origine sur au moins trois générations. Le sujet est invité à raconter chaque personnage et leur fratrie respective. Le contexte qui se complexifie et la perspective du temps permettent des recadrages. Pourtant, rien n'est plus facile que de coller une version officielle, politiquement correcte, par rapport aux mythes, valeurs et une morale absorbée à travers les "récits-maîtres" : les histoires les plus significatives de la culture et de la famille. Après des années à pratiquer l'outil Génogramme tel qu'il est enseigné en Thérapie Familiale Systémique, l'apport Ericksonien nous a permis d'introduire des éléments destinés au cerveau droit : des couleurs et des animaux qui viennent illustrer la "devise" des grands parents de chaque lignée ainsi que celle des parents. C'est à travers elles que consciemment et inconsciemment, nous élaborons un discours sur nous mêmes qui devient notre identité. Ces éléments vont nous donner accès aux "récits-maîtres" qui, sans le savoir, ont régi la vie de chaque membre de la famille aussi bien que la notre. A travers les exceptions à ces règles tacites, l'on perçoit la trame et dans cette jungle de possibles, un besoin d'accordage d'appartenance à travers un fil conducteur. Ce travail de "génogramme orienté vers l'avenir" nous permet de faire nos choix, de trouver nos couleurs, notre animal et le contre récit qui nous sera propre. Tous en mettant en question les présupposés et allégeances qui nous limitent, les émergeants du génogramme nous permettent une nouvelle connectivité, un nouveau récit qui met en situation de pouvoir. Ce récit descriptif deviendra notre identité et notre chemin. A nous de les incarner.

Le travail sous hypnose à l'hôpital comme dans la pratique de ville s'adapte à chaque sujet et se révèle étonnamment modélisable. En appui sur l'imaginaire, on réintègre des modèles thérapeutiques pour certains directement inspirés des techniques de l'hypnose. On compose des séquences puisées dans les thérapies cognitivo-cognitivistes et en systémique. On joue en synergie avec les prescriptions médicamenteuses et ceux qui les prescrivent. On examine les interactions, l'objectif est simple : amplifier l'autonomie du patient. La communication est à multi niveaux et opère à différents niveaux de profondeur de la transe. De petits modules filmés viennent illustrer les thèmes.

SFBT (solution focused brief therapy), telle est la dénomination du modèle développé par Steve de Shazer et Insoo Kim Berg à Milwaukee dans les années 80. Ainsi que de nombreux héritiers du MRI (Palo Alto), Steve De Shazer a porté une attention particulière aux travaux de Milton Erickson. Son intérêt soutenu pour les questions liées au système du langage (philosophie de Wittgenstein, constructivisme social) l'a amené à étudier pendant une vingtaine d'années l'approche ericksonienne et son influence sur la communication. L'aboutissement de trente ans de recherche clinique est un modèle post structuraliste unique en son genre, dont l'efficacité est sans doute relative à l'inspiration suscitée par Milton Erickson. Hypnose sans transe ou transe sans hypnose, la thérapie brève centrée sur les solutions provoque par une simple question ce qu'Erickson avait déclenché avec sa métaphore des boules de cristal : un moyen pour le patient de se projeter dans un futur possible. Il s'agit bien sûr de "la question miracle"découverte par une patiente d'Insoo KIM Berg lors d'un entretien. Aujourd'hui, les praticiens solutionnistes appliquent au quotidien les notions respectueuses si caractéristiques d'Erickson en se focalisant sur les ressources et les capacités propres à chaque patient de surmonter les difficultés. Le génie d'Erickson tenait à sa perception du patient au delà de sa pathologie et c'est également ce qui constitue une des principales préoccupations des solutionnistes. En praticienne convaincue, je me suis intéressée à l'hypnose éricksonienne pour son influence sur la thérapie brève centrée sur les solutions. La fréquentation des deux approches est usuelle dans les progrès solutionnistes. Aussi, c'est dans une intention toute naturelle que je propose aux hypnothérapeutes qui le désirent de s'attarder un instant sur la question miracle, l'échelle de mesure des progrès ainsi que les questions d'exceptions et d'adaptations (coping question) afin d'envisager les points communs de ces approches voisines et surtout de réfléchir ensemble à la pertinence de la vision du patient commune à Erickson et De Shazer : celui qui guide le thérapeute pas à pas.

Après une brève exposition théorique pour définir le cadre de référence et quelques concepts que nous utiliserons, comme la transe hypnotique éricksonienne et la Sagesse Universelle en chacun de nous, nous pratiquerons quatre techniques pour induire rapidement la transe éricksonienne et, à partir de l’utilisation de notre Sagesse intérieure, résoudre des problèmes très variés. Ensuite, les participants apprendront à transformer ces transes instantanées en exercices d’auto-hypnose pour leurs clients

Président de la société internationale d'hypnose. La conférence sera fera en anglais ou en italien. Historiquement, la dépression a été considérée presque exclusivement d’un point de vue interpersonnel , se concentrant principalement sur le sujet déprimé traité. Dans cette présentation, l’intérêt se porte vers une vue interpersonnelle de la dépression, soulignant le rôle de la famille et du couple aussi bien que les influences culturelles, sur l’évolution de la dépression et sur le succès de son traitement. Des modèles d’hypnose qui peuvent être appliqués dans le cadre d’un traitement systémique sont décrits et illustrés avec des exemples de cas et des vidéos.

Résumé non communiqué

Résumé non communiqué. Docteur en Médecine, diplômé de l’Université de Louvain en Belgique. Formé à la chirurgie générale et gynécologique aux Cliniques Universitaires Saint Luc à Bruxelles (Université de Louvain). Formé à la chirurgie urologique aux Cliniques Universitaires Saint Luc à Bruxelles, à l’Hôpital Saint Louis à Paris, au Centre Hospitalier Universitaire Purpan à Toulouse et à la Mayo Clinic à Rochester, Minnesota, aux Etats-Unis. Depuis 1998 : arrêt de l’activité chirurgicale. - Etude des liens pycho-corporels : formation à l’hypnose ericksonienne, formation à la gestalt-thérapie, formation à la psychanalyse bioénergétique, diplômé en thérapies énergétiques et approches psycho-corporelles de la Brennan School of, Healing de Miami aux Etats-Unis, étude de la médecine ayurvédique, étude de la médecine traditionnelle chinoise, pratique du yoga, pratique du tai chi et du qigong, pratique de la méditation - Auteur des livres : Le Travail d’une vie (Paris, Robert Laffont, 2001), Vivre en paix (Paris, Robert Laffont, 2003), Vivre le cancer du sein autrement (Paris, Robert Laffont, 2006), La Solution intérieure (Paris, Fayard, 2006), La maladie a-t-elle un sens ? (Paris, Fayard, 2008)


« La vie est plus facile que ce qu’elle paraît et la thérapie aussi ». Parmi les grandes contributions du DR. Milton H. Erickson se trouvent celles de mettre en mots très simples des questions qui auparavant se considéraient comme complexes et de développer des techniques simples pour résoudre les difficultés de la vie de manière efficace et permanente. Quand nous faisons notre sa vision du monde et permettons que l’utilisation de ses techniques nous transforme, la vie et la thérapie devient plus facile et nous vivons en paix intérieure.

Comment le patient, dans le processus de sa projection mentale (la peur de revivre les éléments négatifs du passé ou bien celle de rencontrer ceux éventuels du futur) construit son irréalité et sa souffrance. Comment le déshypnotiser de cette construction ? Comment, par la technique de l'ouroboros thérapeutique et de l'exploration des non-croyances, il devient possible de l'aider à retrouver l'ici et maintenant et de diminuer cette souffrance. Quelle quantité doit il en garder pour pouvoir rester humain ?


L’étude réalisée au sein du LEAD, CNRS – UMR 5022 avec la collaboration des Professeurs Emmanuel Bigand et Antoine Bioy a pour objectif de tester l'effet de l'hypnose dans les tâches cognitives et émotionnelles. Ce forum est ainsi l’occasion de présenter pour commencer, de façon non exhaustive, les recherches scientifiques qui ont mis en évidence une augmentation du flux sanguin dans certaines aires cérébrales lors de l’état hypnotique par rapport à un état de conscience ordinaire. Ces recherches ont étaient le point de départ notre l’étude, dont l’hypothèse principale est que l'augmentation l’activité cérébrale dans les aires des cortex pré frontaux, frontaux inférieurs, pariétal postérieur gauche, cortex cingulaire antérieur et thalamus (Rainville et al., 1999, 2002, 2003) devrait se traduire par des comportements cognitifs et émotionnels représentatifs. C’est-à-dire que nous nous attendions à des performances plus fortes dans des tâches d'attention visuelle, de mémorisation et de sensibilité émotionnelle. Seront exposés les résultats de cette étude qui valident en partie notre hypothèse. Il semble notamment y avoir un effet de l’hypnose sur la sensibilité émotionnelle, engendrant un ressenti de toute émotion non congruente avec l'état d'esprit serein des sujets sous hypnose comme une émotion négative à la dynamique forte : la colère. Nous avons pu tester la sensibilité émotionnelle grâce à un matériel composé de stimuli musicaux chargés émotionnellement (triste, gaie, apaisante, colérique). La technique expérimentale laisse le doute sur une absence d'effet de l'hypnose dans le domaine cognitif ou une dissipation de l'état de conscience modifié au cours de l'expérience. Par ailleurs, cette communication est aussi l’occasion d’exposer brièvement mon sujet d’étude actuel, réalisé avec les Professeurs Emmanuel Bigand et Gérard Mick, au sein du LEAD, CNRS – UMR 5022, avec le soutien de la Fondation APICIL. Actuellement, nous développons une étude scientifique et clinique sur l’impact antalgique émotionnel et corporel de l’écoute musicale chez les patients fibromyalgiques.
La sculpture permet d'expérimenter dans la matière la fragilisation, le morcellement et la dispersion d'unités homogènes tels les galets. Les oeuvres obtenues et les chronophotographies de leurs réalisations témoignent de la violence et du chaos intrinsèques à toute création, et plus particulèrement à tout remodelage d'une entité. Paradoxalement, ces désordres engendrés favorisent les recompositions et expériences ludiques. Ainsi rythmes, répétitions et variations, mais aussi émergence de l'imprévisible, entretiennent fascination ou ennui, indécision ou inventivité, anxiété sourde ou concentration harmonieuse. Apparaissent également des correspondances entre cet évènement survenu dans une matière extérieure et son ressenti dans notre propre corps, ainsi que des résonances affectives, imaginaires, relationnelles. Le vocabulaire de différentes langues rend d'ailleurs compte de ces multiples niveaux de compréhension et de vécu, tentant de symboliser dans les mots la complexité de la condition humaine. Symétriquement, l'incarnation de cette complexité dans une oeuvre plastique rend palpables les symptômes de la nostalgie et la mélancolie induites par les agressions des structures physiques et psychiques. Elle permet à travers sa documentation d'en décomposer les traumatismes fondateurs, et de tenter d'y retrouver une voie de l'aventure et la recomposition.

Psychologue-Psychothérapeute. Unité Douleur et Soins Palliatifs, CHU Bicêtre, Paris Jean Becchio Médecin. Praticien consultant AP/HP Cet atelier vous proposera d’expérimenter des exercices axés sur le processus de changement à partir d’un travail original, tramé par Isabelle Célestin-Lhopiteau et Jean Becchio, et de réfléchir ensemble sur ce que l’hypnose nous apprend du changement. Isabelle a fourni pour cette trame les fils de l’anthropologie et de la psychologie, Jean ceux des neurosciences et de la philosophie. Cet atelier s’adresse à tous public : les professionnels de santé pourront proposer ces exercices à leurs patients, les autres professions pourront les utiliser dans un travail auto-hypnotique orienté vers le changement. Une partie théorique sera développée sous forme de discussion avec les participants.
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