Découvrez toutes les publications sur :Les neurones de la rétine perçoivent spécifiquement des formes élémentaires de traits dessinés par les contours des objets de l' environnement. Plus on progresse dans le cerveau, plus la capacité d'assemblage des récepteurs neuronaux augmente. La complexité des images et des symboles construits, s'accroit. La répétition des stimulations neuronales stabilise ces nouvelles structures symboliques. Les niveaux corticaux supérieurs s'emparent constamment de ces symboles complexes pour éveiller un seul symbole familier préexistant. La réussite de cette étape amène à la sensation de compréhension globale et s'accompagne d'une joie intense qui rebondit sur les nouvelles connexions neuronales formées et les renforce. Les effets de nos pensées et de nos actions nous reviennent par nos sens et nos émotions pour constituer une boucle de rétroaction infinie. La structure de cette boucle se verrouille toujours plus solidement dans notre esprit et se stabilise, comme l'effet Larsen, à la fréquence naturelle de résonance du système. A travers ce processus actif de catégorisation, de reprise mentale, de réflexion, de comparaison, de contrefactualisation, d'auto-représentation et de jugement de valeur, elle donne naissance à la perception d'un « je ». Notre âme semble être ce « je » perçu subjectivement. Les expériences de l'hypnose, de la thérapie, de la rencontre, de la relation alimentent cette boucle et nourrissent le processus infini de croissance du « je ». A l'opposé la solitude, le désespoir, la tristesse, l'incompréhension, la peur, la colère le figent. La place du thérapeute, facteur de croissance de l'âme, nécessite : La position de non-savoir pour faire émerger le besoin de l'autre. La curiosité qui conduit à la compréhension profonde de la mécanique de l'autre jusqu'au « oui, c'est ça ». L'espoir, insufflé à son rythme, qui diminue la tristesse et augmente progressivement la joie, moteur de la puissance vitale. Le temps général de la thérapie respecte le temps de l'aidé. Pour développer le sentiment d'être compris dans ses choix et d'avoir fait du mieux possible dans les circonstances vécues, le thérapeute adhère totalement à son monde. Puis progressivement il instille du doute acceptable dans sa boucle perception-réaction qui fait évoluer doucement la stabilité du système. Un recadrage adapté est alors proposé. Prescrire une tâche « comme si » ou comportementale stabilise le nouveau « je » atteint. L'objectif : "De la façon dont je voyais la situation, c'était un problème; maintenant je la vois autrement et ce n'en n'est plus un".

Les résultats des essais thérapeutiques et des méta-analyses prennent une place de plus en plus importante en médecine. Ils permettent de valider les soins proposés aux patients et donnent les preuves de leur efficacité. Ainsi ils permettent de répondre à un impératif éthique de l’exercice médical qui est de proposer au patient le meilleur traitement en fonction des données acquises de la science comme le précise l’article 32 du code de déontologie (« …, le médecin s'engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science, … ».). L'hypnothérapie appartient à ses pratiques de soins difficilement ajustable aux impératifs méthodologiques des essais cliniques (double aveugle, randomisation...). Néanmoins sa reconnaissance dans le champ médical passe par la production de travaux de recherche scientifique, partageables, discutables, reproductibles. Sous quelles conditions peut on construire des projets de recherche permettant l'obtention de résultats Valides (statistiquement significatif et épistémologiquement valide) Cliniquement Pertinents (ce résultat représente-t-il un bénéfice intéressant en pratique ? et est-il extrapolable à mes patients ? ) Cohérents (concordant avec les autres résultats disponibles et les autres connaissances sur le sujet ). Les éléments de la discussion seront illustrés par la présentation de quelques schémas d'étude clinique sur certaines pathologies du sommeil (insomnie, syndrome de jambes sans repos, narcolepsie) et une revue critique de la littérature.

La peau constitue l'enveloppe de notre corps, tout comme le moi pourrait tendre à envelopper notre psychisme. Elle peut aussi être définie comme une interface entre notre pôle intérieur et notre pôle extérieur. De ce fait, notre enveloppe-peau limite notre intime, elle contient notre pôle intérieur mais elle est aussi le premier contact avec l'Autre et comporte donc un pôle extérieur. L'interaction entre ces deux pôles est permanente : notre relation à l'environnement, à l'Autre est, en effet, permanente. La peau peut donc être symptômatique de difficultés de ce rapport. On sait aussi que certaines affections de la peau ont des rapports étroits avec les émotions, un stress. La peau peut être LE signe d'appel pour le thérapeute dermatologue. Le processus de l'hypnose thérapeutique en 4 étapes de E. ROSSI avec les mains en miroir peut permettre d'élaborer une métaphore avec la problématique de l'interface peau. Il est possible d'envisager avec cette technique plusieurs interactions : une main peut par exemple comporter le problème, l'autre main la solution, une main peut représenter notre pôle intérieur et l'autre main le pôle extérieur. Cette technique permet au thérapeute de s'ajuster au patient. Elle admet aussi d'utiliser les outils habituels dont la régression en âge, la respiration... A la lumière de l'hypnose thérapeutique de E. Rossi, il est proposé, à partir de cas cliniques, de résoudre le symptôme PEAU en transformant ce symptôme en un processus créatif thérapeutique.

L'auteur pratique la médecine générale et la médecine chinoise depuis plus de trente ans et l'hypnose depuis un quart de siècle. Ce travail est le fruit d'une expérimentation quotidienne auprès des patients, en clientèle de ville et en milieu hospitalier où il exerce en soins palliatifs depuis deux décennies. La majorité des patients consultant en médecine générale présente des troubles qu'ils pourraient gérer sans l'aide du médecin, sans l'ingestion de médicaments. Il suffirait de pratiquer une médecine "éducative", préventive comme disent les autorités qui nous gouvernent et leur enseigner des petits moyens destinés à vaincre ces troubles. L'apprentissage de l'auto-hypnose fait partie de cette éducation. Nous proposons de définir le concept d'auto-hypnose énergétique basé sur le "tressage" de techniques hypnotiques et philosophiques. La partie philosophique est elle même formée de deux branches, la taoïste et son concept particulier de Qi et la grecque classique et son utilisation re-actualisée des mythes. Le discours sera illustré par l'apprentissage de trois petits exercices pratiques. L'auteur présente ce concept d'auto-hypnose énergétique depuis plus de vingt ans. Ce concept évolue au fil des ans en fonction des découvertes récentes dans le domaine des neuro-sciences, de la biologie, de la génétique et aussi par la lecture approfondie des textes classiques chinois, grecs et philosophiques actuels, en particulier les textes d'Edgar Morin et René Girard.

L'apprentissage de la relaxation par le training autogène de Schultz modifie la relation du patient à son corps. L'auteur tente par cette étude d'objectiver cette évolution en demandant aux patients de dessiner leur corps au début de l'apprentissage et à la fin. Le training autogène de Schultz est une technique de relaxation que je proposer volontiers pour la prise en charge de pathologies qui s'accompagnent d'une altération du corps vécu : dépression, somatisations, hypochondrie, troubles fonctionnels, altérations physiques du corps... Si l'on admet que le dessin du corps est une projection de l'image du corps, du corps vécu, on peut essayer par ce biais d'observer l'évolution de celle-ci au cours du traitement. Le but de ce travail est de mettre en évidence les modifications dans la perception que le sujet a de son corps en observant l'évolution du dessin que le sujet fait de son corps entre le début et la fin de l'apprentissage du training autogène.
Dr Daniel QUIN L'hypnose vous parait compliquée ? La mise en œuvre de ses principes thérapeutiques vous semble réservée à la fine fleur de quelques rares thérapeutes hyper formés ? Soit. Mais l'imaginez vous vraiment comme un art de guérir élitiste ? Pour comprendre ses concepts, il n'est pas nécessaire d'avoir fait 200 heures de formation, ni de se promener du matin au soir en pyjama mauve. L'histoire de l'hypnose et de la psychothérapie est celle du développement d'approches nouvelles permettant de rechercher et de faciliter la guérison et la créativité. On mesure bien le chemin parcouru depuis le mesmérisme et de l'hypnose traditionnelle et de ses formes successives en passant par Freud, Jung, Perls et Erickson pour aboutir à Rossi et son utilisation idéo dynamique du langage et des signaux psycho corporels. Ce sont ces combinaisons et interactions subtiles des niveaux de langage, à la fois verbal et non verbal, qui sont les plus utiles dans les nouvelles approches idéo-dynamiques utilisant l'implication psychologique pour que des éléments en désordre dans l'esprit du patient se transforment en combinaisons susceptibles de résoudre les problèmes.
Cet atelier développera les capacités créatives des participants et fournira des outils pour formuler rapidement des analogies et métaphores en se servant de l'observation clinique. Un travail d'observation et d'utilisation pour créer des métaphores ordinaires, minimales, polyvalentes et quotidiennes.
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