Découvrez toutes les publications sur :
Il y a beaucoup de femmes qui ont un désir d'enfant, et qui n'arrivent pas à être enceintes. Certaines sont seulement impatientes, et le temps sera le seul remède dont elles auront besoin. A celles là, il faut juste apprendre à prendre le temps et à regarder autrement les mois défiler sur le calendrier. D'autres s'imaginent que c'est quelque chose dans leur histoire propre(IVG) ou leur histoire familiale ( femmes restées sans enfant, FCS nombreuses, enfants décédés ou porteurs d'une anomalie de quelque nature que ce soit) qui pèse sur elles comme une malédiction. Il faudra leur permettre de faire la différence entre elles et les autres. Pour d'autres, viendra le temps d'un bilan , qui révèlera un dysfonctionnement, et après des examens de toutes sortes, des explorations chirurgicales , celles-là se trouveront prises au piège des techniques de PMA. D'autres encore découvriront que c'est leur conjoint qui est en cause, et devront affronter les doutes et les peurs de l'autre, en plus des leurs. Et puis il reste celles qui malgré les progrès techniques devront se tourner vers l'adoption, et qu'il faudra accompagner dans ce parcours. Et tout le monde sait que ce parcours est ardu, pour ces couples blessés, parfois désenchantés. Pour toutes ces femmes, l'hypnose a été selon le cas la solution, une des solutions, ou un accompagnement, mais a été toujours efficace; Je me propose de vous parler de ces femmes, de ces couples, et de comment l'hypnose est venue les aider.

Cette communication vise à relater l'expérience de l'animation d'un groupe de parole de soignantes à la maternité. Une fois par semaine, pendant un an, les sages-femmes et auxiliaires puéricultrices des services "mère-bébé" viennent parler des jeunes mamans et de leurs bébés, des joies et des difficultés qui entourent ce moment de la naissance, des plus mineures aux plus dramatiques. La découverte de l'hypnose et des thérapies brèves permet d'orienter différemment ce groupe de parole que l'approche plus classique inspirée des psychanalystes. L'écoute est plus active, les discussions s'orientent vers des solutions plus que vers des causes. Le défi "d'apprendre à être mère en trois jours" est il celui des mères ou des soignantes? "Apprendre" c’est donner un enseignement, c’est aussi le recevoir. Apprendre à être une mère (suffisamment bonne?) en trois jours à la maternité, c'est se mettre dans une position ou le bébé, sécurisé, peut trouver ses propres ressources et sa créativité. Les mamans doivent l'apprendre. Pour cela, les sages femmes doivent apprendre aux mamans à trouver des ressources pour le faire. Des ressources, et des façons de les découvrir en elles, pour que cet apprentissage en trois jours, serve un apprentissage perpétuel à « devenir mère » chaque jour. Pour cela, le groupe de parole doit apprendre aux sages-femmes à trouver des ressources pour faire face aux situations qu'elles rencontrent. Pour cela, et à travers cela, l'animateur du groupe de parole trouvera des ressources qui l'éclaireront sur sa pratique et sur la thérapie. De cette « mise en abime », il apprendra, lui aussi, beaucoup. Dans ce parcours, nous croiserons Erickson bien sur, mais aussi Winnicott ou Socrate, et quelques idées sur la nature de la thérapie, œuvre d'apprentissage et d'épanouissement. Comme dans l'apprentissage, et comme dans le maternage, c'est la sécurité qui est première, un attachement qui, loin d'aliéner, permet de susciter l'autonomie. Mais peut-être n'apprendrons nous rien d'autre que ce que nous savions déjà sans savoir que nous le savions?

La présentation en siège du fœtus représente environ 4 % des naissances à terme. Elle alimente des controverses chez les obstétriciens car elle augmente le nombre de césariennes. En effet l’étude randomisée multicentrique Hannah préconisait la réalisation systématique de césariennes programmées lorsque le fœtus se présentait en siège, dans le but de réduire la morbidité grave et la mortalité fœtale périnatale. Or la césarienne entraine une augmentation de la morbimortalité maternelle et engage le pronostic obstétrical de la patiente. Il est donc intéressant de chercher à favoriser le retournement du fœtus avant la naissance. Le retournement du fœtus en position céphalique peut être réalisé par l’obstétricien à partir de la 36e semaine d’aménorrhée, par la mobilisation manuelle du fœtus à travers la paroi abdominale maternelle. Le succès de la VME pratiquée vers la 36e semaine d’aménorrhée est d’environ 50 %. Ce geste est souvent vécu par les patientes comme un geste douloureux et désagréable. Des méthodes utilisant une anesthésie périmédullaire ont été étudiées mais cette pratique reste rare et la VME est le plus souvent pratiquée sans aide anesthésique ou analgésique. Nous avons étudié l’apport de l’hypnose éricksonienne utilisée pendant la VME, en termes de succès, d’anxiété ,de douleur et de confort mesurés par des échelles EVA. Nous avons défini deux groupes de patientes: dans un groupe les patientes ont bénéficié d’une prise en charge par hypnose tout au long de la manœuvre, dans l’autre groupe la version était faite dans les conditions habituelles. Aucune analgésie ou anxiolyse médicamenteuse n’était utilisée dans les deux groupes. L’hypnose pratiquée pendant la version, à ce stade de l’étude, ne semble pas modifier le taux de réussite de la VME, diminue l’anxiété et augmente le confort de la patiente. Le score de douleur est identique dans les deux groupes. D’autres études seraient intéressantes pour préciser l’influence de l’hypnose sur le relâchement abdominal et le succès de la VME.

A l'heure où les projets de naissance sont d'actualité, les couples osent exprimer les émotions parfois traumatiques que réveillent en eux la grossesse et en particulier l'accouchement. Alors qu'il est nécessaire de lâcher prise pour pouvoir accoucher du bébé, les futurs parents éprouvent le besoin de faire le point sur ce qui les attend. Comme un surfeur, ils rament jusqu'à cette fameuse vague qui va les emporter vers la parentalité. Cette vague est pour certains tellement chargée en émotions négatives, qu'il est utile d'apprendre à l'apprivoiser pour la surfer. L'hypnose va lors de situations personnelles complexes, aider à surmonter les peurs, les vécus d'accouchement antérieur difficile, voire des expériences traumatisantes. Les couples pourront ainsi aborder la vague avec un maximum de sérénité et se laisser ensuite glisser vers un accouchement en douceur, idéal pour accueillir le bébé. Par le récit d'expériences particulières rencontrées, nous aborderons par exemple: - la crainte de l'accouchement médicalisé, - le souvenir d'une première grossesse ou d'un accouchement difficile, - une histoire personnelle traumatique. L'utilisation de stratégie hypnotique permettant une dissociation est pour la plupart des personnes rencontrées dans ce cadre, la solution pour fuir le traumatisme. Comment alors vivre la grossesse? L'accouchement? Ressentir ce qui se passe? Ressentir les émotions, les sensations? Comment garder une empreinte positive de la grossesse et de l'accouchement? Prenons notre planche de surf sous le bras, ramons jusqu'à la vague, et... laissons nous glisser vers la plage en toute sérénité.

Nicolas Cazenave*, Anne-Sophie Peultier** * Laboratoire de Psychologie, Octogone-CERPP, EA 4156, Université de Toulouse 2 - le Mirail ** Service de Gynécologie Obstétrique, Hôpital Mère-Enfant, CHU de Nantes Introduction : L’accouchement est une expérience émotionnelle et sensorielle unique. La durée du travail présente une très grande variabilité interindividuelle. On considère toutefois qu’il atteint une moyenne de 13 heures dans un environnement médicalisé de gestion active du travail, pour les femmes primipares et 8 heures pour celles ayant déjà donné la vie. C’est donc un phénomène physiologique assez long et qui est toujours accompagné de douleurs dues aux contractions utérines. Cette composante nociceptive de l’accouchement va être augmentée ou diminuée par la résonance émotionnelle et l’interprétation qu’en fait la femme, et ce, en fonction de son milieu culturel, de sa personnalité, de son angoisse (Halfon, 2008). L’hypnose médicale, au travers de son action analgésique et antalgique pourrait aider les parturientes à mobiliser leurs ressources pendant l’accouchement, afin de diminuer le niveau de douleur perçu. Aussi, et par le biais d’inductions apaisantes cette méthode thérapeutique pourrait permettre à ces mêmes femmes de vivre pleinement et sereinement leur accouchement en diminuant l’angoisse qui y est associée. Objectif : L’intérêt de l’hypnose a souvent été étudié dans le contexte de l’accouchement mais dans des protocoles d’études mettant l’accent sur la répétition des entraînements (Hilgard & Hilgard, 1997). En effet, il est en général proposé aux femmes l’apprentissage de l’hypnose en plusieurs rencontres d’une à deux heures (Michaux, Halfon, & Wood, 2007). Or, l’objectif de cette étude est d’évaluer l’effet antalgique d’une seule et unique séance d’hypnose lors du moment précis des efforts expulsifs. Méthode : Notre étude fait l’exposé d’un cas clinique. La patiente dont la grossesse physiologique était suivie au CHU de Nantes s’est vue proposer un accouchement sous hypnose. Après consentement éclairé, un rendez vous préparatoire a permis de poser les bases de la séance. Résultats : Après accouchement eutocique le ressenti affectivo-émotionnel de la patiente a été analysé. Il s’avère qu’aucun vécu douloureux intense, ni angoisse n’ont été perçus. Les détails de la séance seront présentés.
L’hypnose éricksonienne au cœur de la pratique obstétricale Armelle, Isabelle et Marie : trois sages-femmes qui exercent l’obstétrique dans des milieux différents : en libéral dans l’accompagnement à la naissance, au sein du PMI avec des femmes en grande difficulté sociale et psychologique et en salle d’accouchement. L’hypnose orientée vers la solution est au cœur de leur pratique. Elles vous montreront comment elles l’appliquent au quotidien, en insistant sur un principe cher à Erickson, le principe d’utilisation, que ce soit avec leurs patientes, avec les couples, avec leurs collaborateurs et correspondants ou au sein de leur équipe, pour créer une relation efficiente et efficace, tout en respectant les protocoles, les limites administratives et médicales et les convictions de chacun. À partir de cas issus de leur pratique, elles ont relevé des « métaphores universelles » évoquées par leur patientes lors d’une intervention thérapeutique, que ce soit pour traiter les signes sympathiques de la grossesse, les menaces d’accouchement prématuré, pour déclencher l’accouchement, pour déterminer le type d’accompagnement, etc… et surtout pour créer chez la future mère un « réel » qui soit le sien et qui l’aide à grandir, à participer et être pleinement actrice de sa grossesse et de son accouchement. Elles effectueront des démonstrations avec des volontaires dans l'assistance, et superviseront des exercices afin que les participants intéressés expérimentent des outils utiles dans leur pratique.
> Le programme Interactif
137 publications à lire
> Inscription en ligne
> en savoir plus...

> DEJA INSCRIT

