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Est-il possible de pratiquer l'hypnose lors des consultations de pédiatrie, dans quelles conditions, indications, comment? Aprés une première approche de l'hypnose, la participation au Diplôme universitaire d'hypnose médicale de Bordeaux organisé par le Docteur Fabrice Lakdja m'a permis d'approfondir mes connaissances et surtout de réaliser un mémoire dirigé par le Docteur Chantal Wood. Il a été l'occasion de montrer comment dans un cabinet médical, nous pouvons utiliser les différentes techniques hypnotiques pour la prise en charge des soins douloureux et éviter ains les phobies ultérieures des médecins et des actes médicaux. Nos petits patients, parfois tôt font l'expérience de la douleur et "un geste peut sembler mineur à un adulte, mais un enfant peut s'en souvenir comme quelque chose de terrible" C. von Baeyer. Daniel Annequin ajoute que"la douleur provoquée par une opération, une ponction lombaire, une paracentèse...n'a jamais rendu mature bien au contraire. Ces "petites choses" peuvent induire de profondes différences à l 'âge adulte, qui peuvent aller de l'évitement du dentiste, à une intense phobie des piqûres, des consultations médicales, des hospitalisations." Après un rappel des bases neurophysiologiques de la douleur, de sa mémorisation, des facteurs susceptibles de modifier cette mémorisation, nous avons montré comment les techniques hypnotiques par une approche globale des différentes composantes de la douleur dont la composante affectivo-émotionnelle sont un complément indispensable parfois utilisable seul et d'une efficacité scientifiquement prouvée. Nous avons ensuite détaillé les modalités pratiques:l'environnement,l'importance du langage non verbal, verbal adapté à l'âge, aux performances cognitives et les divers supports utilisables. L'hypnose est avant tout "utilisationniste" et "la seule limite est la créativité du clinicien" Olness et Cohen. Puis nous avons présenté à l'aide d'exemples les diverses indications: vaccinations, petites urgences, syndromes douloureux aigus, préparations à certains actes médicaux, à certaines interventions puis élargir aux douleurs chroniques. Aux exemples cités dans le mémoire pourraient s'ajouter de nombreuses autres observations plus récentes. Si nos consultations sont beaucoup plus longues, elles sont toujours plus agréables, les parents peuvent participer: ils testent eux-même avec leurs enfants la technique du gant magique. L'âge, les handicaps sensoriels et même mentaux ne sont pas des limites à l'utilisation de l'hypnose à condition de s'adapter à ces cas particuliers. Les véritables difficultés demeurent le " parasitage" de certaines familles, les phobies déjà installées et certains jours le thérapeute! La réalisation d'un mémoire n'est qu'une première étape, qui doit être suivie d'apprentissages réguliers, de formations diverses et de l'écoute attentive de nos patients véritables pédagogues grâce à leurs ressources et leur imagination.
Pour l'anesthésiste, l'acquisition de l'outil hypnose change foncièrement sa façon d'exercer, de prendre en charge les patients que ce soit en urgence ou pour une chirurgie réglée. Prenons comme exemple le cas particulier d'enfants bénéficiant d'une amygdalectomie. A la consultation, l'anesthésiste recueille les données habituelles, donne des informations, mais il personnalise aussi sa relation avec le patient. Il est plus à l'écoute de ses attentes, ses craintes et surtout ses ressources. Il peut s'il le faut, proposer un recadrage plus ou moins imagé, plus particulièrement adapté à ce patient et/ou à ce type de chirurgie... Il note les mots-clefs, les ancrages éventuels... Le jour de l'intervention, en réactivant les mots, les ancrages, l'accueil au bloc opératoire peut ainsi être personnalisé, plus rassurant, plus réconfortant.. A l'induction anesthésique, les suggestions hypnotiques sont aussi très utiles, le patient reste actif, la dissociation peut s'installer avant l'effet pharmacologique. Au moment du réveil, la réassociation doit être soigneuse... En période post opératoire, le patient mobilise ses ressources pour bien guérir... Nous suivons le parcours de ces enfants dans de courts extraits de films lors des différentes étapes évoquées. Grâce à nos petits patients, ce geste banal devient à chaque fois une aventure originale et passionnante. Comment un moment de soin peut parfois réconcilier avec l'hôpital!

Les soins hospitaliers en chirurgie pédiatrique génèrent stress et douleur chez l'enfant. L'approche hypnotique peut aider en plus de l'accompagnement par les anesthésistes à alléger la douleur et améliorer le vécu. Dans notre hôpital, nous soignons des patients de toutes disciplines chirurgicales et médicales. Ces enfants ont de lourds antécédents médicaux et sont à haut risque anesthésique. Ils requièrent de limiter l’invasivité anesthésique, ce que peut apporter l’hypnose. Après la formation simultanée à l’hypnose médicale de quatre anesthésistes, nous avons pu l'initier au sein de notre équipe. Notre activité d’hypnose au bloc opératoire, en salle de réveil, de soins, aux urgences et à la consultation douleur, a pris un essor progressif pour devenir une préoccupation régulière. Beaucoup de gestes invasifs en dehors du bloc (ponctions, pansements…) sont réalisés sous hypnose. Les enfants aiment être «pris par la main pour un voyage». Accompagnés par le thérapeute et sous l’effet du protoxyde d’azote dont le «masque magique» est très apprécié des enfants, ils se laissent facilement emmener «au loin». Au bloc opératoire les chirurgies abordées sous hypnose sont souvent complétées par une anesthésie loco-régionale, voire une analgo-sédation vigile, l’ensemble pouvant être combiné. L’hypnose pratiquée avant l’induction d’une anesthésie générale réduit la peur, génératrice de douleur postopératoire liée au stress. En cas de conversion secondaire d’une hypnose en anesthésie, on induit un passage doux de l’état hypnotique dans un coma. Inconscient de ce changement, l’enfant initialement accompagné par le thérapeute, peut reprendre son « voyage » en sortant d’anesthésie. Notre activité d’hypnose est très appréciée par l’ensemble de nos collègues qui deviennent plus attentifs à l’angoisse des patients. Les infirmiers de la salle de réveil rapportent soigner des enfants plus calmes et moins douloureux. L’approche hypnotique ne connait pas d’échec en péri-opératoire pédiatrique. Les enfants subissant des gestes invasifs ou une chirurgie en bénéficient souvent selon différentes combinaisons. En cas de conversion d'une hypnose en anesthésie, l’approche hypnotique instaure une relation plus confiante, permettant de changer la négativité du vécu, de transformer le «fortement désagréable» en «facilement acceptable», et l’anxiété se perd dans la complicité relationnelle. Il est peu important que l’hypnose seule ait suffi, seul compte le vécu d’un enfant apaisé, qui se sent accompagné, respecté et soutenu.

Au bloc opératoire, il est banal d’entendre nos patients dire : « Je suis stressé(e), angoissé(e) », et même d’assister parfois à une véritable attaque de panique. Comment adapter notre comportement et la pratique de l’hypnose conversationnelle aux différentes manifestations du stress préopératoire ? La peur est une réaction humaine légitime, qu’elle soit plus ou moins exprimée, verbalisée, montrée, ou bien non dite, cachée, ou même déniée. Elle est commune au règne animal, elle s’exprime sous différentes formes. Elle naît à chaque nouvelle rencontre, mais l’homme a la particularité de pouvoir anticiper des situations qu’il appréhende comme devant être difficiles. Parfois se développent des comportements pathologiques : Phobies, angoisses, peurs illégitimes, attaque de panique. Nous rappellerons les définitions des mots qui sont l’expression verbale de la peur. Nous préciserons les états auxquels ils se rapportent et évoquerons sous l’angle de la peur, les situations que nous rencontrons quotidiennement : de la banale inquiétude à l’attaque de panique. Nous reprendrons les mécanismes physiologiques mis en jeu par la peur et le stress. Ceci permettra de mieux orienter notre rencontre avec le patient, de moduler notre comportement et nos paroles – ratifier la peur - afin de nous adapter à la situation vécue par le patient. Nous mentionnerons des pistes particulières pour les acuphobes et le traitement des attaques de panique.

L’arc-en-ciel, phénomène optique , symbole de l’alliance, se décline dans toutes les dimensions de la profession de médecin anesthésiste et de son travail hypnotique. L’alliance entre l’anesthésiste et l’hypnose, initialisée lors de sa découverte, aboutit au cours de l’apprentissage et du travail créatif à la nouveauté dans son exercice professionnel. Dans le champ anesthésique, l’hypnose est une alliée inattendue initialement. L’épreuve personnelle, confortée par les bases neurophysiologiques, révèlent ses possibilités étonnantes. Lors de la prise en charge anesthésique, l’étape primordiale d’accueil du patient positive une transe spontanée négative. Facilitations des gestes sensibles, utilisation conversationnelle de l’hypnose lors de toute induction d’anesthésie générale, préparent le réveil et les suites opératoires. Lors d’anesthésies loco-régionales, le travail est poursuivi lors de l’acte opératoire. La phase post opératoire bénéficie de cette alliance contractée avec le patient et des suggestions antérieures avec amélioration du confort post opératoire. Les mercis du patient témoignent de l’effet bénéfique de cette alliance. Les débuts hésitants, laissent place à la véritable réussite de son alliance personnelle avec cet outil hypnotique. Le développement des capacités d’observation s’accompagne d’une maturation permanente avec recherche de la complémentarité avec les technicités du métier de l’anesthésie. Des techniques du travail psychothérapique s’y intègrent logiquement et j’en veux pour preuve l’alliance avec des techniques idéo-motrices comme celles décrites par E. Rossi. En consultation la communication avec le patient et son système, ses phobies, ses angoisses, sont mieux pris en charge. En douleur chronique, faire bouger le patient et vaincre ses résistances sont des alliés subtils. Les soins palliatifs bénéficient également de cette capacité d’alliance avec le patient. La grossesse est accompagnée au mieux, non seulement pour une préparation à l’accouchement avec gestion de la douleur aiguë, mais aussi pour la réussite de ce tournant de vie. L’alliance avec son entourage professionnelle et le système de soins est indispensable. L’alliance avec les autres utilisateurs de cet outil dans son métier et dans d’autres métiers du soin, est riche d’enseignement et garante d’amélioration dans la prise en charge globale du patient. Une alliance avec l’avenir se réalise par la formation continue et les travaux de recherche sur cet outil. Cette recherche infinie nous rappelle que dans les contes de fées, le pied de l’arc en ciel cache un trésor qui ne peut être rejoint.

Une femme enceinte assise sur une table de naissance se balance doucement d’avant en arrière, elle attend sa péridurale. Puis une aide la prend dans ses bras et dans cette danse à trois accompagnée de la voix de l’anesthésiste, le cathéter péridural est posé. En se balançant, cette parturiente s’éloigne de ses peurs et de ses douleurs. Par ce mouvement, elle rejoint des pratiques ancestrales et universelles. Par ce mouvement, elle découvre les états dissociés et leurs potentialités. Illustrés par des vignettes cliniques filmée, les fondamentaux de la pratique hypnotique pour anesthésie loco-régionale (ALR) en obstétrique sont la base de l’hypnose et seront rappelés dans cette présentation.
Introduction : L'hypnosédation qui combine l'hypnose à une sédation légère offre une alternative valable à l'anesthésie générale pour certaines procédures (Faymonville ME et al. Anesthesiology 2000 ; 92 :1257-67). Un nombre croissant de coloscopies est ainsi pratiqué sous hypnosédation. La réalisation de coloscopies sous l'hypnose seule est plus marginale. Le but de cette étude était d'évaluer par un questionnaire la satisfaction des patients dont la coloscopie avait été pratiquée sous hypnose seule, ainsi que la faisabilité de cette technique aux mains d'anesthésistes d'expérience en hypnose inférieure ou égale à trois ans. Matériel et méthodes : Un questionnaire a été adressé aux 24 premiers patients ayant bénéficié d'une coloscopie sous hypnose. La technique employée par 2 anesthésistes (1 et 3 ans d'expérience) était une transe hypnotique classique avec description d'un lieu sûr, la coloscopie étant pratiquée par le même gastroentérologue. Une sédation était associée à la seule demande du patient. Le questionnaire comportant 22 items analysait le vécu des patients. Ce questionnaire de satisfaction était envoyé par voie postale avec une enveloppe timbrée pour le retour, les réponses étaient rendues anonymes. Résultats : Le taux de réponse était de 79,2% (19 sur 24). L'âge moyen était de 54,5 + -11 ans, le sexe ratio F/H de 12/7. Le niveau d'anxiété pré opératoire globale était de 2,6+-2,4 sur 10 (0 =pas du tout anxieux à 10 très anxieux). La satisfaction globale était de 7,9 +-2,5 sur 10 (0 = pas du tout satisfait à 10 = très satisfait de l'hypnose pour la coloscopie). Douze (63,2%) ont ressenti pendant la coloscopie des douleurs dont l'intensité en terme d'EVA était de 5+ - 2,9 sur 10. Six patient (36,6%) ont reçu une sédation complémentaire, parmi eux seuls 2 (10,5%) ont reçu une dose anesthésique de propofol. Treize patients (68,4%) n'ont rien reçu. Quatre patients (21%) avaient une satisfaction inf à 5. Le score de Douleur en terme d'EVA était chez ces patients de 8 +- 4 alors que le niveau d'anxiété pré opératoire était de 5,5 + - 3 contre 1,8 +- 1,7 chez les patients ayant une satisfaction sup à 5. Cinq patients (26,3%) sont passés en salle de réveil et 12 (63,2%) ont quitté la structure moins d'une heure après l'examen. Discussion : L'hypnose seule semble être une technique satisfaisante en routine pour réaliser une coloscopie, et ce même lorsqu'elle est pratiquée par des praticiens dont l'expérience en hypnose est récente. La possibilité d'une sédation complémentaire (un tiers des cas) nécessite cependant qu'un anesthésiste soit en charge de la procédure. Une meilleur sélection pré opératoire des patients les plus anxieux permettrait de réaliser plutôt chez eux une hypnosédation d'emblée. De même, des études multicentriques permettraient d'évaluer la faisabilité des coloscopies sous hypnose à large échelle et leurs moindre répercussions cognitives.

Mr Christian SCHMITT. L'expérience de Rossi, la psychothérapie, quelle utilité pour un médecin anesthésiste ? La curiosité qui m'a amené à me former à l'hypnose en douleur agûe dans mon métier d'anesthésiste, doublée un peu plus tard d'une opportunité d'approfondir mes connaissances en suivant une formation en "hypnose et thérapie brève" furent le point de départ de la découverte du monde de la psychothérapie. L'expérience d'une Master Class chez Ernesto Rossi fut un ciment à toutes ces nouveautés, concrétisant un peu plus le besoin de prise en charge plus globale du soin. La démarche hypnotique évolue dès lors dans un cadre plus créatif, plus libre et sans recettes stéréotypées, fondée sur une meilleure observation du patient avec un meilleure utilisation de l'intuition, du spontané de l'improvisation. La stricte gestion de la douleur intègre une prise en charge plus globale du soin. La prise en compte chez le patient des phases de chaos, de chronicité, de transe spontanée, de l'existence de systèmes relationnels plus ou moins complexes est depuis incontournable, modifiant la gestion de la consultation pré anesthésique et de la préparation à la naissance. L'évident de ces périodes de changement de cycle de vie, même temporaires, pendant les phases péri opératoires et opératoires, sources de divers troubles, d'angoisse, d'émotions implique une pris en charge complémentaire pour réussir la démarche de soins de ces étapes de vie. Au total, émergence de ce besoin dans le soin à intégrer à la prise en charge classique, avec le devoir de rester dans son métier et de ne pas dévier vers une prise en charge spécifique et psychothérapique réservés aux professionnels de cet art. Le travail de groupe intense chez E. Rossi a marqué une nouvelle étape avec ses nouveaux outils et un début d'une nouvelle compréhension et me laisse entre autres : la notion des quatre phase du travail psychothérapique qui s'impose au quotidien au fil des jours, les notions d'expériences numineuses dans l'art, la beauté et la vérité liées aux notions de plasticité cérébrale, activité dépendante et leur composante génomique, le nécessaire lien vers l'inconscient du Bindu Bridge. L'utilisation des techniques idéomotrices et leur application rapide dans la préparation à la naissance en douleur chronique et bientôt surement dans la préparation à l'anesthésie et à l'intervention. La mise en exergue des trois règles de Milton H Erickson et de la ténacité nécessaire dans le soin psychothérapique.

Nous présenterons notre expérience récente d'hypno anesthésie pédiatrique à la clinique du Val d'Ouest. En chirurgie pédiatrique cutanée, le soin sous anesthésie locale peut se révéler douloureux et aboutir au refus de soins plus tard. Le siège des lésions est souvent un problème (visage ou zones génitales par exemple). Du coup, l'acte chirurgical nécessite souvent une anesthésie générale devant la difficulté d'acceptation de l'anesthésie locale. Dans ce cadre, la chirurgie sous hypnose nous parait d'un intérêt certain. Nous avons progressivement mis au point un protocole permettant de réaliser ces gestes avec un excellent confort pour le patient et le chirurgien. Cette attitude correspond au développement actuel de l'hypnose et aux recommandations actuelles sur les anesthésies générales. Nous avons débuté notre activité en juin 2006. Elle concerne 24 enfants (17 en 2009). Nous parlerons d'Axel et des boulettes sur la poulette, d'Inès la princesse et du camembert entre autres exemples. A l'aide de ces exemples nous montrons notre cheminement dans l'établissement du protocole. L'aspect particulier de la transe chez l'enfant est au premier plan de cette technique. Nous avons d'ailleurs réalisé un film à but pédagogique avec le service audiovisuel de la faculté Claude Bernard. Les résultats en terme de score d'anxiété et de satisfaction parentale sont très encourageants et nous incite à partager cette expérience.

Principes de l'hypnose appliqués à l'anesthésie (Docteurs Dominique Mendy et Frédérique Honoré) L’hypnose en anesthésie est compatible, économique, sans effet secondaire, accessible, simple et rapide. Le renouveau de l'hypnose fut essentiellement encouragé par les psychiatres et les psychologues. Mais il ne faut pas oublier que les anesthésistes l'ont toujours + spontanément utilisée. Lassner souligne dès 1968 que l'hypnose dissipe l'anxiété et prévient les accidents de l'induction sans augmenter l'intoxication . Grâce à la narco-hypnose, l'action des drogues renforce l'efficacité des suggestions. L'hypnose diminue les tensions et les appréhensions des soins douloureux et elle facilite les suites opératoires. Dans l'anonymat des services hospitaliers, la participation intense au destin des malades que réclame l'hypnose, modifie le climat psychologique et leur apportent du bien-être. La notion d'équipe d'anesthésie (anesthésia team) est naissante outre-Atlantique ainsi qu'une médecine péri-opératoire. Des travaux, basés sur une approche factuelle (évidence base medecine) doivent être poursuivis pour démontrer que ces nouvelles organisations de soins sont utiles. Cette présentation a pour but de sensibiliser l'anesthésiste-réanimateur à utiliser l'hypnose au bloc opératoire : - comment apprendre l'hypnose - comment l'appliquer et quels sont les signes cliniques de la transe - quel intérêt d'utiliser l'hypnose en anesthésie-réanimation La composante sociale et humaine de notre activité est en profonde mutation et impose maintenant une conception humaniste de l'anesthésie-réanimation. Ce n'est pas le moindre des paradoxes que les progrès scientifiques et technologiques ramènent toujours à l'homme et à la conscience de l’être. Références : 1. Bellet P, l’Hypnose aux éditions Odile Jacob 2. Bioy A, découvrir l'hypnose, (inter Editions) 3. Honoré F, ABRAC 2010 : actualités en anesthésie et en chirurgie 4. Hypnoses & thérapies brèves, revue vendue en kiosque (metawalk@wanadoo.fr) 5. Janssen T, chirurgien, psychothérapeute, auteur (la solution intérieure aux éditions Pocket évolution) 6. Kern E, Lassner J, Vourc’h G, Regard sur l'anesthésie d'hier (Histoire, médecine et société) Glyphe & Biotem éditions 7. Lassner J, Encyclopédie Médico-Chirurgicale anesthésie-réanimation, Tome 2, hypnose en anesthésiologie 36467 A10 8. Wood C, PowerPoint « aspect sensori discrimintif de la douleur »

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