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1) Objectifs : Exposer les avantages de l’utilisation de l’hypnose dans un service de Radiologie. 2) Matériel et méthodes : L'évaluation et le contrôle des gestes douloureux dans les services de Radiologie sont peu répandus. Depuis 2004, deux manipulatrices et un médecin ayant bénéficié d’une formation spécifique, utilisent l’hypnose dans un service de Radiologie. Cette technique est utilisée lors de procédures radiologiques invasives (arthrographies, infiltrations radioguidées, ponctions percutanées) ou anxiogènes (mammographies) ainsi que chez des patients particulièrement stressés ou agités. 3) Résultats : L’hypnose permet d’obtenir un niveau de sédation satisfaisant pour les patients, lors des gestes douloureux, dans la majorité des cas. Les examens se déroulent alors dans les meilleures conditions de confort, d’efficacité et de calme, pour le patient et pour l’équipe de radiologie. Le temps d’examen est diminué. Cette technique permet également de prévenir les phobies liées aux examens radiologiques, notamment chez les enfants. Plusieurs cas cliniques permettent d'illustrer l’exposé. Des attitudes pratiques sont proposées. 4) Conclusion : L’hypnose est une technique efficace, peu coûteuse, dénuée d’effets secondaires qui permet de maintenir un bas niveau de douleur et d’anxiété pendant les procédures radiologiques douloureuses ou angoissantes. Cette méthode, non médicamenteuse, permet de prévenir les phobies liées aux gestes radiologiques, en particulier chez l’enfant.

Auteurs : Marc André Fontaine, Nashwan Alexandre, Bruno Suarez. 1) Objectifs : La claustrophobie est responsable de l’annulation d’un nombre significatif d’examens IRM. Cette pathologie est peu évaluée et peu prise en compte dans les services d'imagerie médicale. Dans le cadre d’une étude prospective, nous avons évalué l’utilité de l’hypnose dans la prise en charge de patients présentant une claustrophobie et devant bénéficier d’un examen IRM. 2) Matériel et méthodes : Deux manipulateurs en IRM et un médecin radiologue ont bénéficié d’un apprentissage de l’hypnose. Sur une période de 4 mois, 928 patients ont été explorés en IRM. Dix neuf patients ont été identifiés comme claustrophobes, refusant de passer l’examen IRM prévu. Une séance unique d’hypnose brève leur a été proposée. 3) Résultats : Parmi les 19 patients claustrophobes qui ont été identifiés, 16 (dont un patient ayant présenté une attaque de panique) ont accepté l’hypnose et ont pu bénéficier de l’examen IRM. Les 3 patients ayant refusé le traitement proposé n’ont pu passer cet examen. 4) Conclusion : L’hypnose semble être une technique adaptée, efficace, rapide et peu coûteuse pour la prise en charge des patients claustrophobes en IRM. Cette méthode, non médicamenteuse, permet à ces patients de pouvoir bénéficier de cet examen d’imagerie performant dans les meilleures conditions.

Pr Naccache: Comment l'activité cérébrale produit elle la conscience ? Et comment certaines maladies peuvent elle l'entraver ? Ces questions peuvent aujourd'hui être abordées à l'aide de l'imagerie cérébrale fonctionnelle et des paradigmes de la psychologie cognitive expérimentale. En comparant l'activité cérébrale d'états mentaux conscients et non conscients, chez le sujet sain et chez l'homme malade, un ensemble de résultats importants ont déjà permis d'isoler certaines propriétés de la conscience. Ainsi, alors que de multiples opérations mentales inconscientes opèrent en parallèle dans divers réseaux neuronaux, il semble que l'état conscient repose quant à lui systématiquement sur l'activité cohérente d'un vaste réseau cérébral. La caractérisation de telles propriétés est fondamentale pour la formulation d'une théorie scientifique de la conscience et devrait également permettre d'utiliser ces connaissances à des fins médicales, -diagnostiques et thérapeutiques-, dans plusieurs cadres neurologiques et psychiatriques.

"Le cerveau n'est pas ce que l'on croit" 1 - ordinateur ? "Boite noire"? Ou réseau "fluide" reconfigurable ? 2 - du cerveau vers les machines : "l'homme symbiotique" et la "biotique" 3 - des machines vers le cerveau : les risques de manipulation de l'homme par l'homme 4 - le cerveau modifie l'expression des gènes : comportement et épigénétique. 5 - cellules souches et neurogénèse : oui ! on recrée des neurones au cours de sa vie ! 6 - théorie des réseaux, théorie du chaos, configuration du cerveau et modèle d'Internet 7 - un "cerveau planétaire" en création ?

Résumé non communiqué du fait de la préparation du projet Solar Impulse. Deux hommes, pionniers et innovateurs, tous deux pilotes, assurent le développement de Solar Impulse: Bertrand Piccard, médecin, psychiatre, aéronaute, auteur du premier tour du monde en ballon sans escale, en est l'initiateur et le président. André Borschberg, ingénieur, licencié en sciences du management, pilote de chasse et pilote professionnel d'avion et d'hélicoptère, en est le directeur général. A la vision avant-gardiste du premier fait écho l’expérience d’entrepreneur et de manager du second.

La perspective neurocognitive sur les fonctions mentales propose généralement une mobilisation des fonctions exécutives préfrontales pour favoriser l’autorégulation volontaire et diminuer la douleur et la souffrance émotionnelle. Ces réponses préfrontales sont souvent couplées à l’activation de structures sous-corticales associées aux voies descendantes du contrôle inhibiteur de la nociception. L’activation de ces systèmes produit normalement une diminution de l’expérience de la douleur et des réponses physiologiques correspondantes. En concordance avec ce modèle, la modulation de la douleur produite par des suggestions hypnotiques ciblées s’accompagne d’une activation préfrontale et du tronc cérébral ainsi que d’une diminution des réponses dans les territoires corticaux qui reçoivent les signaux nociceptifs. Des données récentes de neuroimagerie suggèrent que des mécanismes fondamentalement différents soient en jeu dans l’hypoalgésie observée chez des adeptes expérimentés de la méditation Zen. En effet, par rapport à des témoins, la réponse cérébrale observée chez ces individus pendant une douleur aiguë se distingue par une diminution de l’activité, et par un découplage fonctionnel, de certaines régions limbiques/paralimbiques et préfrontales. Ceci suggère un désengagement au moins partiel des circuits cérébraux normalement associée aux émotions, aux mécanismes de planification et d’autorégulation volontaire, ainsi qu’à la mémoire de travail. Ces réponses sont généralement congruentes avec l’enseignement Zen et les descriptions expérientielles de l’état « pleine conscience » qui suggèrent une observation passive de l’expérience au moment présent (i.e. sans tenter de « saisir » volontairement et manipuler mentalement l’objet de conscience), sans évaluation, jugement ou élaboration cognitive ou émotionnelle. Ces études illustrent bien la multiplicité des mécanismes de modulation de la douleur et suggèrent que les états d’esprit cultivés par certaines pratiques méditatives permettent une suspension au moins partielle des processus neuro-émotionnels et neuro-cognitifs d’amplification qui sont vraisemblablement mis en jeu automatiquement pendant l’expérience de la douleur.

“Depuis sa découverte, à la fin du siècle dernier, l’art paléolithique a été l’objet de diverses tentatives d’explication. Successivement, on a fait appel à l’art pour l’art, à la magie de la chasse, au structuralisme. Les découvertes qui se sont succédé au cours du siècle ont montré les lacunes des interprétations proposées. Les travaux modernes, dans divers domaines, permettent non pas d’avancer une nouvelle “explication globable”, mais de proposer un cadre explicatif. Ces travaux ont porté sur les phénomènes neurophysiologiques, sur les croyances de peuples traditionnels qui ont pratiqué des peintures rupestres jusqu’à une époque relativement récente, ainsi que sur les cavernes profondes où le contexte archéologique est depuis assez peu de temps étudié. Ce cadre explicatif est celui du chamanisme. Vues sous cet angle, les grottes ornées font partie d’un système cohérent.”


Le concept "Change Pain" : éduquer, motiver, devenir acteur du changement, et comment positionner l'hypnose dans la gestion de la douleur chronique?
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