Découvrez toutes les publications sur :
Il s'agit de faire part de notre expérience, concernant la prise en charge en hypnose des patients migraineux, au sein de l'unité douleur de l'hôpital de Montluçon. Les céphalalgiques représentent environ 13 % des patients suivis en consultation, avec une nette prédominance féminine. L' hypnose est généralement décrite dès les premières consultations médicales comme un outil thérapeutique complémentaire, nous le proposons et les patients prennent le temps de la réflexion, de quelques jours à plusieurs mois... Notre prise en charge repose donc sur une mixité thérapeutique avec généralement la poursuite du traitement classique de la migraine, associé dans la mesure du possible à l'hypnose. Les patients sont alors confiés à l'infirmière de l'équipe. Elle réévalue le patient, son histoire, ses objectifs, et met un cadre à la prise en charge. Nous avons délibérément axé les séances d'une part: sur la prise en compte des facteurs déclenchants de la crise ( stress, anxiété, manque de sommeil .. ) et non pas sur le symptôme " mal de tête" qu'il soit en étau, à coups de marteau ou autre...; et d'autre part sur l'utilisation systématique de contes lors de la transe. Les contes sont choisis d'une séance à l'autre en fonction de l'état du patient, du ressenti de l'hypnothérapeute. Les résultats retrouvent une amélioration globale des patientes quant aux nombres de crises, au ressenti et à la prise médicamenteuse.

Mes consultations douleur Je travaille (avec plaisir) dans l'unité douleur du centre Catherine de Sienne , mon activité est exclusivement algologique. Je rencontre environ une centaine de patients par mois; Ma formation en hypnose a débuté en 2003 et s'enrichit tous les jours.au contact des collègues travaillant dans l'unité (psychiatres , kinésithérapeute , psychologue , algologue , infirmières , sophrologue aide soignante...) En quoi cela m'est utile pour : La recherche de la position confortable du thérapeute nécessaire pour ces consultations, l'apprentissage de la position basse, le travail métaphorique dans les situations diagnostiques,dans les propositions de soins ou d'élaboration du contrat thérapeutique. l'hypnose aide à cet effet thérapeutique dès le diagnostic. La préparation de l' hospitalisation dans l'unité (pour certains ) permet d'aider un patient douloureux chronique, y a t il un moment particulier ? L'importance de la construction du lieu sûr ,devenant lieu d'échange , comment associer des techniques algologiques et le travail hypnotique. En général combien de séances ? Y a-t-il une différence dans la construction des séances lorsqu'il s'agit de patients migraineux , de douleur neuropathique , d'algodystrophie ou de fibromyalgie ? Lors des consultations les entretiens avec l'entourage du patient inciter au changement , utilisation de la confusion , des injonctions paradoxales. L'apport du travail en équipe, l'intérêt de l'action conjointe du kiné sur le schéma corporel et de l'hypnose . Depuis un an je note mes séances, je souhaite faire partager cette expérience : les résultats , les échecs.les envies

Les différents types de stimulation.
La douleur est un phénomène complexe associant des expressions physiques, psychiques, sociales, familiales, professionnelles. La réponse n'est pas univoque, la prise en charge pluridisciplinaire et concertée. L'approche non médicamenteuse mérite d'être diversifiée. Nous aimons présenter l'hypnose comme une rencontre, un moment privilégié entre deux personnes. Une attitude bienveillante permet au thérapeute de rentrer en contact avec toute la complexité de l'histoire du patient. Des études récentes ont mis en évidence le fonctionnement du "mode défaut", expliquant que nous gardons une trace de tout, de l'expérience la plus anodine à la plus délabrante. L'ensemble de nos traumatismes est ainsi stocké dans des zones profondes du cerveau "inconscient", accessibles cependant en hypnose, ce qui peut permettre d'atteindre les "agrégats" de la mémorisation, et de les nettoyer sans nécessité de faire revivre le traumatisme initial comme en psychothérapie classique. Au patient atteint de douleur chronique nous avons choisi d'expliquer ce mode de fonctionnement. Travailler ainsi avec ces patients nous permet de mesurer l'importance de chaque composante de leur histoire, nous pouvons alors nous les représenter comme un continent fait de plusieurs pays. L'hypnose ainsi que nos connaissances pourront alors nous permettre de venir travailler sur la réfection de tel ou tel pays et lorsque nous avons le sentiment de voyager en terre inconnue nous laissons la pluridisciplinarité prendre tout son sens. L'intégration de l'hypnose dans l'arsenal thérapeutique a du dépasser des résistances tant de la part des soignants que des patients eux mêmes. La douleur chronique peut être considérée comme une résistance en soi et implique souvent chez les patients des comportements régressifs. C'est à ce titre qu'il nous a semblé pertinent d'intégrer la dynamique des résistances dans l'approche hypnotique. Notre communication se partagera entre nos observations sur le terrain, des exemples cliniques ainsi que plusieurs séquences vidéo (y compris au bloc opératoire) illustrant l’intérêt de l’hypnose dans la prise en charge pluridisciplinaire de la douleur : céphalées et algies faciales, fibromyalgie, douleurs pudendales, neuropathies post-traumatiques, algoneurodystrophie, analgésie peropératoire. Le propos sera aussi de souligner l’importance pour chaque hypnothérapeute d'oser, oser proposer, oser lâcher prise, oser se tromper afin de laisser le patient doser les ingrédients de sa guérison. Maud Genetier, hypnothérapeute, psychologue en formation. Jean-Pierre Alibeu, anesthésiste-réanimateur, médecin de la douleur, hypnothérapeute, chef du Service de la douleur, CHU de Grenoble.

Que faire avec le douloureux chronique , la douleur aigue , et l' enfant qui ne peut s' exprimer ? Cet atelier a pour but d 'aider des débutants à faire de l'hypnose quand " on ne sait rien faire "," quand on n' ose pas !". La mixité thérapeutique sera illustrée par l' animation de l'atelier par 3 praticiens faisant de l'hypnose dans les domaines de l'anesthésie réanimation, de la douleur chronique et de la rééducation neuro-sensorielle d 'enfants . Nous proposons de faire découvrir 1- des techniques avec la respiration : " en soufflant des bulles de savon , qui sont .... roses , et qui partent avec .. je ne sais ... ta peur, ton inconfort ...", en soufflant entre les mains tranquillement ou plus rapidement l'inconfort et en découvrant un endroit de son corps un tout petit peu plus confortable (technique de double dissociation). 2-l'utilisation de la main pour faire de l'hypnose en apprenant l'analgésie avec la technique du gant magique, la fixation du regard sur la main, en observant sa main ou peut être que l'ongle du pouce, avec utilisation des doigts danseurs chez l'enfant , pour aller ailleurs . L' apprentissage de la lévitation , comme moyen d'induction rapide dans le cadre de la douleur sera explorée . 3- partir de rien ou de la douleur ou de l'endroit du corps un tout petit peu plus confortable, chez le douloureux chronique, et lui offrir un changement plus confortable et souvent inattendu Une fiche mémo sera distribuée à la fin de l'atelier aux participants . Dr Jacqueline PAYRE - anesthésie réanimation - service de Grands Brûlés Centre hospitalier St Joseph St Luc - Anne -Marie La ROSA -infirmière rééducation Neuro Sensorielle-Vallauris Dr Viviane BELLEOUD - médecin Algologue- Consultation de la Douleur Centre hospitalier St Joseph St Luc

Les auteures (1,2), hypnothérapeutes en formation, s’intéressant aux représentations sociales de l’hypnose, ont réalisé des études observationnelles prospectives chez les patients douloureux adultes (69 sujets) dans l’une(1), enfants et adolescents (21 sujets) dans l’autre(2), par administration en fin de consultation initiale d'un questionnaire ouvert, rédigé dans un vocabulaire adapté à l'âge des sujets, les interrogeant sur leur connaissance de l'hypnose. Les résultats ont été rapportés par question puis analysés par sous-groupes. Les sujets, connaissant l’hypnose, se la représentent généralement comme un état de conscience différent. Parmi les indications médicales envisagées (surtout par les adultes), l’antalgie n'est pas citée en premier (3), avec une efficacité située sur la composante sensori-discriminative de la douleur. Bien que plus fréquemment exprimées par les parents d'enfants douloureux, les réticences à cette thérapeutique se rapprochent de celles des adultes(4). Il y a quasi consensus sur la nécessité d’une formation du thérapeute. L’analyse des réponses des adultes a permis d'établir de profils de patient fonction de leur degré d’adhésion à l’hypnose, dont les « pourquoi pas », catégorie probablement spécifique des sujets douloureux chroniques. Globalement les représentations de l’hypnose des sujets douloureux et de leur entourage recoupent celles de la population générale ( 5) en matière de préjugés comme de nécessité d’encadrement de cette pratique. Par contre,ces travaux mettent en évidence la grande acceptabilité de cette technique par les sujets douloureux chroniques y compris les circonspects, mais aussi par les parents réticents, pour la prise en charge de leur enfants : ceci peut s'expliquer par leur parcours médical jalonné d’échecs de thérapeutiques souvent médicamenteuses. Ces études ont constitué pour les auteurs, au-delà d’un éventuel apport scientifique (pas d'analyse statistique), un travail initiatique d'intégration de l’hypnose dans la prise en charge des patients douloureux chroniques. Bibliographie : 1. CADENNE M. Représentation de l’hypnose chez les patients douloureux chroniques consultant pour la première fois dans une structure de prise en charge de la Douleur Chronique et implications sur la pratique de l’hypnothérapie à visée antalgique. Mémoire pour le Diplôme Universitaire d’Hypnose Médicale coordonné par le Dr Lakdja (2007-2008) Bordeaux 2 2. LABORDE-MONNEREAU S. Mots d’enfants et d’adolescents douloureux chroniques pour expliquer l’hypnose-Représentations de leurs parents-Mise en aplication pour les informer. Mémoire pour le Diplôme Universitaire d’Hypnose Médicale coordonné par le Dr Lakdja (2008-2009) Bordeaux 2 3. WOOD C, BIOY A. Hypnosis in Pain Children; Journal of Pain and symptom Management . 35 (4), 2008, p 437-46 4. FRAYMONVILLE M-E. Hypnose et conscience. Doul et Analg. (2008), 21, p 3-6 5. MICHAUX D, La représentation sociale de l’hypnose conséquences sur la connaissance et la pratique de l’ hypnose. Perspectives Psy 14 (3,341-45)



Notre travail porte sur la mise en œuvre d'une dynamique de thérapie par l'hypnose auprès de patients souffrants de vessie douloureuse (douleur de la région pelvienne inexpliquée par les examens complémentaires se majorant au remplissage vésical, soulagé transitoirement par la miction, avec pollakiurie à 6-7 par jour). Cette pathologie a une forte analogie avec le colon irritable pour lequel PJ Whorwell a présenté un travail en hypnose. Toutes ces pathologies (troubles fonctionnels) sont difficiles à traiter. L'approche intègre une stratégie plurimodale (médicamenteuse, kinésithérapique, psychothérapique...) dans laquelle l'hypnose a une place importante. Nous exposerons les différentes étapes de ce travail qui propose un entrainement aux patients afin d'accéder à une hypnose de plus en plus profonde. Nous mettons en œuvre cette approche à travers une dynamique d'équipe (interviennent principalement sur le processus proprement dit une infirmière sophrologue, un kinésithérapeute et un psychologue). Les différents intervenants rencontrent les patients sur un rythme vu en concertation entre eux et avec les patients. Après présentation succincte de ce processus par le médecin, les personnes viennent en hospitalisation. Les intervenants qui vont mettre en place l'hypnothérapie prennent alors le temps de rencontrer ensemble la personne au tout début de son arrivée sur l'établissement. Ils lui expliquent le mécanisme de la douleur, puis présentent l'ensemble de l'intervention de l'équipe. La dynamique globale est solutionniste. Mais, elle inclut en hypnose profonde une intervention plus centrée sur la zone douloureuse comme telle. Nous présenterons également les résultats obtenus suite à la mise en place de cette méthode. En effet, l'intérêt de l'étude sur la vessie douloureuse est la possibilité de mesurer un impact du travail thérapeutique par la diminution du nombre de mictions quotidiennes.


Lors de l'activité médicale au sein d'un centre de lutte contre la douleur, certains motifs de consultation imposent une réflexion, interrogeant profondément nos pratiques, tant dans l'aspect étiopathogénique que dans la déclinaison thérapeutique. Il en est ainsi de la fibromyalgie. Une à deux années de consultations régulières sont souvent nécessaires au patient pour quitter cette impasse et construire son nouveau projet de vie. Parallèlement, au cours du même temps évolutif, l'écoute compassionnelle ou active tout autant que le recours aux traitements pharmacologiques ou non s'avèrent nécessaires mais restent insuffisants : le changement s'impose au thérapeute. L'hypnose a toute sa place dans une telle démarche, sous différentes formes : l'hypnose formelle, apprentissage de l'auto hypnose ou autres déclinaisons qui favorisent l'acceptation d'un changement et sa mise en place par l'individu. L'HTSMA, issu du travail de réflexion d'un groupe de thérapeutes nantais, est un modèle intégratif d'hypnose fractionnée à rythme rapide qui associe d'une part une stratégie de traitement et d'autre part les stimulations alternatives. Nous proposons d'illustrer la place et l'intérêt de l'HTSMA dans le traitement d'un patient douloureux chronique en saisissant l'archétype clinique que constitue la fibromyalgie. Il s'agira de s'interroger sur l'interprétation physiologique des processus mis en jeu par les mouvements alternatifs, de discuter l'aspect transculturel de l'approche, enfin d'aborder la fibromyalgie comme un modèle d'aliénation sociale imposé aux acteurs de soins.

Cet atelier abordera plusieurs problématiques présentes lors d'une amputation chez un patient notamment chez un enfant. Tout d'abord un rappel sera fait sur le développement intellectuel de l'enfant et comment cette notion est importante à connaitre afin d'adapter notre langage et notre imagerie à la leur. Puis il sera abordé différents aspects en lien avec une amputation : le stress post traumatique de l'accident, la manière dont un patient peut gérer les douleur neuropathiques, et enfin le problème du membre fantôme , sont vécus et comment une aide peut être apportés avec des techniques hypnotiques et avec le "mirror box"

Comment utiliser les parties du corps qui ne souffrent pas d'un patient pour aider les parties du corps qui souffrent chez ce patient. Technique d'hypnose qui mélange thérapie vers la solution. Thérapie des états du moi et empilement.

Hypnose et nutrition : de la mixité à la complémentarité dans la prise en charge multidisciplinaire de la douleur. Dr F. Louis – Dr M. Dangoisse Confort, anxiolyse, soulagement sont autant de conséquences observées de l’état hypnotique. Les modifications neurophysiologiques spécifiques mises en évidence scientifiquement au niveau du système nerveux central ont légitimé l’usage de l’hypnose dans les consultations de la douleur et ouvert la voie vers une prise en charge du patient davantage centrée sur ses propres ressources et orientée vers une plus grande autonomie. Dans cette démarche respectueuse de l’écologie du patient, l’éducation à la nutrition et la nutrithérapie offrent de nouvelles perspectives thérapeutiques en algologie, complémentaires aux approches conventionnelles et à l’outil hypnotique. Compléments alimentaires, mesures diététiques, corrections de carences ou d’excès, amélioration de l’écosystème intestinal sont autant de moyens pouvant potentialiser l’action des approches antalgiques. Et si notre alimentation possède des molécules naturelles au pouvoir antalgique propre comme le magnésium, les anti oxydants, la vitamine D ,…, d’autres encore améliorent l’efficacité des traitements classiquement utilisés dans la gestion de la douleur tels les anti inflammatoires, les traitements à visée sérotoninergique et/ou gabaergique par le tryptophane, les omega-3, l’acide folique, … A contrario, certains déséquilibres nutritionnels seront potentiellement néfastes et susceptibles de favoriser des terrains algiques. Dans une prise en charge multimodale de la douleur, ces différentes approches orientées vers le patient dans sa globalité, le placent au centre du processus thérapeutique dans un souci constant de responsabilisation et d’autonomisation.

Résumé non communiqué. Le Pr. Faymonville, anesthésiste au CHU de Liège, peut être considérée comme pionnière dans le recours à l'hypnose en anesthésie. Pour son expertise dans ce domaine, Marie-Elisabeth Faymonville vient d'être mise à l'honneur par ses confrères internationaux lors du 13e Congrès mondial des anesthésistes, qui s'est tenu à Paris du 17 au 23 avril.
> Le programme Interactif
137 publications à lire
> Inscription en ligne
> en savoir plus...

> DEJA INSCRIT

